Star Wars Fracturae

Forum RP Star Wars se déroulant 1000 ans après la Bataille de Yavin
 
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Ruusan Skirata
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Feuille de personnage
Alignement: Neutre-Lumineux
Âge: 35 ans
Armes: Sabre-laser Double-lame (x1), blaster lourd (x2), kad (x1), beskad (x1), beskar'gam (x1)
Mando'ad [Protecteurs] & Hypernaute

Mando'ad [Protecteurs] & Hypernaute
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Messages : 35
Date d'inscription : 19/11/2016
Localisation : Mandalore, Corellia, en vadrouille dans la galaxie
MessageSujet: Ruusan Skirata Sam 26 Nov - 2:02
▬ Ruusan Skirata
IDENTIFICATION

NOM • Skirata
PRÉNOM •  Ruusan
SURNOM(S) •  Kyrayc Kal ("Lame Fatale"), Vod'ika ("Petite Soeur", Alan), Ad'ika (Ses parents), Ruus'ika (Proches), Ruu (Proches & Amis), Maître (par Hal), La Chieuse (par Hal)

SEXE • Féminin
ESPÈCE • Humaine
ÂGE •  35 ans
MONDE D'ORIGINE • Mandalore

GROUPE(S) • Secteur Mandalorien (Protecteurs) & Hypernautes
RANG(S) • III ~ Mando'ad & IV ~ Hypernaute (Mandalore)

FORMES DE COMBAT & POUVOIRS DE FORCE


FORMES DE COMBAT •
XI ~ Zez'kai (Prédilection / sabre-laser double-lame)

V ~ Shien So (Prédilection)
V ~ Djem So (Bon)
III ~ Soresu (Bon)

POUVOIRS DE FORCE •
Rang I : Navigation de Force Instinctive - Persuasion animale niv. 1 - Sens de Force niv. 1 - Télépathie niv. 1  - Vision de Force niv. 1 - Vitesse de Force

Rang II : Saut de Force - Télékinésie - Télépathie niv. 2 - Navigation de Force Standard - Persuasion animale niv. 2

Rang III : Esprit de Bataille - Lancer de Sabre Laser - Navigation de Force Confirmée - Persuasion animale niv. 3 -  Réseau de Vie - Stase de Force

Rang IV : Navigation de Force Avancée - Contact psychique - Transfert de Force - Vague de Force


 
PROJECTION HOLOGRAPHIQUE


"Le premier qui m'appelle "Bevik" ou "Brindille", je lui éclate la tête ! C'est compris ?!"


Me décrire, vraiment ? Vous ne voyez pas déjà avec ce qui vous sert de yeux ce à quoi je ressemble ? Bien... puisqu'il faut faire le travail à votre place, finissons-en rapidement ! Vous me verrez plus fréquemment en armure mandalorienne intégrale - que je détaillerais par la suite - mais des fois que cela ne soit pas le cas, vous remarquerez que du haut de mon mètre soixante-cinq je ne suis pas très grande et, pour une mando'ade, plutôt fine malgré les longues années que j'ai passé sur Mandalore. J'ai plutôt repris du côté corellien de ma mère, sur le point de la stature fine, même si je me suis efforcée de me muscler tout au long de mon adolescence et de mon existence pour atteindre une masse musculaire certainement pas mirobolante, mais au moins décente.

Mes cheveux sont raides par nature et d'une teinte brune plutôt commune dans ma famille et chez l'être humain et coupés environ au niveau de la jonction des épaules et du haut du dos. Si lors de combats plus sérieux je les attache pour ne pas être gênée, il est très fréquent que je les laisse libres. Mes yeux gris plutôt clairs n'ont pas été directement repris de l'héritage de mes buirs mais d'ancêtres, et reflètent très souvent mes humeurs quand je daigne baisser un peu ma garde, souvent alors rieurs, vifs mais parfois aussi sérieux voire glacials quand vous avez vraiment réussi à me mettre hors de mes gonds. Mon teint de peau est plutôt casuel, clair mais sans excès, et je ne peux pas dire que mes traits ou ma silhouette correspondent réellement à l'image idéalisée des galactiques sur les femmes. Épaules larges, structure fine, mains normales et une poitrine plutôt petite qui peu passer inaperçue en choisissant les bons vêtements. Il faut dire que mon côté garçon manqué dans le choix de mes affaires n'arrange rien à l'affaire, mais cela ne me dérange pas, je préfère être à l'aise plutôt que répondre à des canons de beauté, je m'accepte telle que je suis un point c'est tout.

Les vêtements, revenons-y. Quand je suis en civile - donc exceptionnellement non revêtue de mon armure - je m'habille souvent à la corellienne voire à la contrebandière : haut blanc assez fin et large, veste noire à la coupe plutôt courte et une fourrure synthétique pour orner le col de cuir et multipoches, pantalon noir du même cuir léger et souple, hautes chaussures noires ou bottes usées par les voyages et parfois quand je bricole ou quand je le juge nécessaire avec des gants noirs pour recouvrir mes mains quand je ne les laisse pas tout simplement découvertes. Cette apparence plutôt normale détient pourtant plusieurs endroits pour cacher des armes discrètes et ranger tout ce dont je peux avoir besoin pour la bonne réalisation d'une course. Je dispose bien d'une robe de soirée, mais elle ne se trouve ni au clan ni dans mon vaisseau et je vous mets bien au défi de trouver où je l'ai laissée... car même moi je ne m'en rappelle pas bien. J'ai également une combinaison plus propre aux pilotes quand j'ai besoin de bricoler et que je ne peux pas souiller mes vêtements du quotidien.


 
ARMES ET ÉQUIPEMENT


"Comme toute Mando'ad qui se respecte,
je ne pars jamais les mains vides !"


En tant que guerrière mandalorienne ayant fini sa formation et réussi les épreuves du Verd'goten, je dispose évidemment d'une berskar'gam. Forgée comme son nom l'indique en beskar, elle m'offre une résistance améliorée au combat mais me ralentit quelque peu avec le poids du métal dont elle est forgée et de l'équipement supplémentaire dont elle est dotée. Mon casque est peinturluré principalement de rouge sur les faces latérales et de noir sur la partie supérieure centrale, avec une visière noire traditionnellement ciselée en forme de "T". Il est doté de plusieurs options très utiles au combat, dont le précieux ATH qui m'offre une vision améliorée à 360 degrés notamment, un système de localisation avec une carte, une base de données personnelle interne, un accès à l'holonet sur simple pensée, et également de deux autres grandes fonctions : un comlink interne pouvant ouvrir une liaison sécurisée et taire ma voix -pour un interlocuteur extérieur afin de préserver la confidentialité de certaines discussions en mission. Bien que plusieurs mando'ade disposent d'autres options, celles-ci sont les principales dont les systèmes de mon armure sont dotés.

Je porte également deux holsters pour mes blasters, une ceinture utilitaire, un jet pack porté sur mon dos. En grande partie peinte en noir - couleur de la Justice, selon le code traditionnel mandalorien concernant les teintes des armures et valeur principale que je poursuis - sur mon plastron, mes bras, ma ceinture, et une bonne part de mes jambes jusqu'à mes bottes. Mes gantelets tout comme mes gants sont de couleur noire, les premiers abritant un petit lance-flamme toutefois de faible autonomie. Mes épaulières ont été également peintes en rouge, à l'instar de mes genouillères et des bords liserés de rouge sur le noir dominante de ma "jupe mandalorienne" ou encore Kama en mando'a, qui dissimule parfois la présence de mes sabres-laser. Plus que des vêtements en cuir, ces jupes avaient aussi un rôle protecteur. Le cuir dont elle sont composées a subi un traitement spécifique de manière à offrir une meilleure résistance à certaines dégradations - les éclats de shrapnels, pour ne citer qu'eux - pour protéger un peu mieux les jambes de leur porteur. En dépit du caractère relatif de la protection que la Kama apporte, inférieure à une pièce d'armure par exemple en plastoïde, elle me semble toutefois suffisamment importante pour m'apporter une couche de protection supplémentaire, légère mais ne m'alourdissant pas davantage.

Enfin, pour conclure cette panoplie, je revêts sur mes épaules un manteau à capuche noir, quelque peu élimé par l'usure et son usage très fréquent.

Mais l'armure n'est qu'une partie, bien qu'importante, de mon arsenal de guerre typiquement mandalorien. Je dispose ainsi d'une bonne vieille besk'ad - Lame de beskar, en mando'a - une épée lourde que je manie souvent à deux mains et en mesure d'offrir une résistance aux lames-laser, bien que comme tout métal de cette qualité il a ses limites de résistance tant en terme de temps, de nombre de coups supportés et de l'intensité de ceux-ci. Pour la plus courte portée, en dehors de mes seuls poings je détiens également un kad, ou couteau en beskar typiquement mandalorien que m'a offert mon père au cours de l'un de mes anniversaires, arme qui a prouvé son utilité et son efficacité modeste mais irréprochable à plus d'une occasion depuis que je suis entrée en sa possession. Comme je le disais plus tôt, à ma ceinture et dans leurs holsters reposent, sur chacun de mes flancs, deux blasters lourds mandaloriens bien utiles pour la moyenne portée bien que je sois faillible sur la longue distance puisque dépourvue de tout sniper pour y remédier. Attendre comme une idiote que ma cible vienne, ce n'est pas trop dans ma mentalité ni dans ma manière de procéder, je ne suis absolument pas discrète pour ces trucs. Je préfère largement faire front à mon opposant ou mes adversaires, comme toute guerrière honorable.

Toute mandalorienne que je sois, le symbole qui me rattache aux Hypernautes est sans nul doute mon sabre-laser double-lame attaché à ma ceinture. En raison de la petitesse de mes mains et de ma stature il est plutôt court. Par choix - compris à la dure - je l'ai forgé de manière parfaitement jumelée, comme deux sabres-laser indépendants reliés par une fixation non amovible. Ainsi, je ne peux activé, si je le souhaite, qu'une seule des deux lames, et si l'une des moitié du sabre venait à être endommagée, normalement je peux toujours me servir de l'autre. D'un métal et de composants somme-toute classiques par rapport à ceux des temps anciens - et déjà très ardus à trouver - il est doté de deux cristaux d'Illum que j'ai prospecté tout personnellement, doté d'une simple couleur verte émeraude classique. Pour être franche, à moins de me trouver dans une situation inextricable, je ne m'en sens par en priorité même si je m'y exerce avec ardeur pour ne pas perdre la main sur cet "outil civilisé" bien précieux.
 

 
DOSSIER PSYCHOLOGIQUE



"Yep, mandalorienne et corellienne... comment cela, ça donne un mélange explosif ?!"



Mm, vous voyez le tempérament d'un corellien ? Vous voyez celui d'un mandalorien ? Et bien vous faites un savant mélange des deux et vous obtenez moi ! Bon pour aller plus en détail : je suis souvent de nature enjouée et extravertie, très détendue en apparence. Je suis très confiante en mes capacités, peut-être un peu trop téméraire pour mon propre bien en mission ou d'autant plus quand j'agis en solitaire, comme s'en plaignent de temps à autres mon cher Aspirant et mon loyal compagnon mécanique de toujours, ce bon vieux R2X3. Je préfère l'action à la contemplation, même si je médite parfois.

Je ne peux pas dire que j'ai un calme de "Jedi", ce serait mentir. Mon calme est de nature somme-toute pragmatique et quiconque appuierait sur les bonnes cordes pourrait en trouver les limites tôt ou tard. Fière, je le suis et cela peut aussi me jouer des tours de temps à autres, notamment quand on s'attaque à ma culture. J'ai un très fort caractère que tous ne peuvent pas supporter sur du plus ou moins long terme, je suis une entêtée de service comme un bon nombre des Skirata qui se respectent au point de parfois sembler absolument bornée quand je pense avoir raison, et ce n'est pas toujours évident pour moi d'accorder le dernier mot. Je peux sembler également assez bourrue et trop franche parfois, si bien que je ne suis jamais à mon aise dans les milieux de la Haute Société, y préférant largement la vie plus simple du Clan. Ensuite... on me reproche parfois d'être trop intrépide dans mes prises de décision et de manquer cruellement de subtilité et de discrétion, ce qui est en toute honnêteté tout à fait vrai, je l'admets sans mal. Je peux n'être pas très patiente quand je ne suis pas sûre de ne pas atteindre mes objectifs, lorsque le pragmatisme ne suffit plus. J'admets aussi ne pas être dotée d'une très grande érudition sur le plan de la culture générale, en dehors des domaines qui m'intéressent ou qui touchent d'assez près ma profession. Je suis quelqu'un d'assez terre-à-terre et qui vit au présent et au futur proche. Ainsi, je suis plutôt indifférente sur les considérations du futur lointain et je n'ai aucun intérêt ou espèce de mélancolie à rechercher les ruines du passé lointain de nos ancêtres Jedi et Sith. Pour moi, on a beaucoup mieux à faire que de s'intéresser à des vestiges.

Comment arrive-t-on à me supporter et à m'apprécier, en ce cas ? En raison de ma culture mandalorienne - enfin, de celle plutôt modérée de mon clan - je suis plutôt ouverte d'esprit envers mes interlocuteurs et d'autres cultures, même si elles n'équivalent pas en mon coeur en grandeur et en intérêt celle des mando'ade. Je suis très protectrice envers mon cercle restreint de réels amis et proches, sans compter la famille et mon élève. La loyauté fait également partie de mes points forts sur le plan culturel et professionnel, une fois que je donne ma parole, je ferais tout mon possible pour que celle-ci soit respectée. J'ai en grande affection ma relative indépendance et le sentiment de liberté qui en découle du fait de mon statut de femme célibataire et sans enfants, sans relation amoureuse officiellement statufiée. J'adore autant les voyages et les défis que je n'aime rentrer sur Mandalore.

Par contre, derrière ma façade assurée, souriante, malicieuse, rieuse et parfois insouciante, je dissimule comme beaucoup de gens dans la galaxie des ombres, incertitudes et blessures profondes. Je peux me montrer très mal-à-l'aise dès qu'une personne étrangère au clan parvient à se frayer un chemin jusqu'à mon coeur barricadé de beskar et, comme Corran se plaît à me sermonner régulièrement, j'éprouve une grande peur des attachements affectifs trop proches de la notion de famille. Peur de blesser, peur d'être entravée dans ma liberté, peur d'être blessée... même sans être réellement très versée dans l'empathie. Je n'ai pas toujours été ainsi, un temps j'étais très extravertie et disposée à tisser des liens plus ou moins profonds avec mon entourage... mais suite à des évènements vieux d'une décennie, cette crainte ne me lâche jamais et menace de parasiter certaines relations auxquelles je tiens pourtant... vis à vis de mon Aspirant ou de mon "compagnon", l'un ne comprenant pas toujours ces paradoxes comme je ne lui en ai jamais dit les raisons, le second étant au fait, patientant et ne manquant pas de me sermonner en cas de besoin. Je tâche de me soigner, mais cela prendra sans doute du temps.

 
HISTOIRE



Éveillée et Enfant de Mandalore (+965 à +978 ABY)



Je suis née en +965 ABY sur Mandalore, de l'union entre un commando mandalorien - ori'ramikade en mando'a - Neth Skirata et une Navigatrice d'origine corellienne du nom d'Allya Fern Skirata. Bien que j'ai en grande partie repris de ma mère physiquement, avec mes traits plutôt fins du visage et l'aspect assez svelte de mon apparence, j'ai récupéré du côté de papa certains traits, les muscles, les cheveux bruns et surtout son satané caractère comme diraient certains. Mes yeux gris sont le résultat aléatoire de la génétique, mais proviendraient de lointains ancêtres apparemment. Je ne suis pas née seule toutefois, leurs activités conjugales avaient du être aussi fréquentes et passionnées que de nos jours puisqu'ils reçurent deux enfants pour le prix d'un ! Et oui, deux jumeaux, Alan et moi ! Enfin "faux" jumeaux sur le plan génétique puisque nous ne sommes pas strictement identiques malgré nos similarités avec Al'ika : les mêmes cheveux bruns, quelques traits faciaux identiques, mais pas du tout la même taille - lui s'approche du mètre soixante-douze, tandis que moi je dois me contenter du mètre soixante - ni la même couleur d'yeux, puisque lui a repris les yeux bruns foncés de notre père et que les miens sont gris. La mémoire n'étant pas très efficace en ces années là, je n'en gardes quasiment aucun souvenir sinon une impression très positive, la vie au sein du clan étant plutôt animée et chaleureuse d'autant plus quand nous ne sommes encore que des ade.

Dès nos premières minutes, nous avons été très proches, aspect renforcé par notre sensibilité mutuelle à la Force héritée de maman et des ancêtres de papa. Je trouvais avec mon jumeau un compagnon de jeux et de mauvais tours très motivé, très intelligent et des plus coopératifs et imaginatifs ! Ah ça, nous en avons fait voir de toutes les couleurs à nos parents, et notre famille en règle générale, mais ça va ils ne nous en ont pas gardé ombrage !

Nous fûmes instruits quasiment en même temps concernant la langue et la culture mandaloriennes, au grès des récits de papa concernant l'histoire du clan Skirata, et des histoires de maman sur les Hypernautes et les fragments historiques qui sont demeurés dans la mémoire collective. À nos sept et neuf ans respectifs Allya, notre mère, choisit de nous instruire les rudiments de maîtrise de la Force ainsi que d'autres petites choses assez captivantes vis à vis des leçons adaptées aux "Éveillés" que nous étions.

Bien que nous nous chamaillions à intervalles réguliers, quitte à nous faire des crasses aussi monstrueuses que légendaires pour faire accuser l'un et l'autre, nous nous apprécions beaucoup et nous nous exercions ensemble, que ce soit dans les formes de combat au sabre-laser basiques, avec les armes non-létales d'entraînement, ou avec des branches du jardin derrière la maison, les premières tentatives d'utilisation subtile de la Force - avec des échecs aussi retentissants que mémorables de temps à autres - ou encore au combat mandalorien. Très jeunes aussi, on nous instruisit à l'utilisation d'un blaster et d'un kad mandalorien, et autres subtilités propres à l'éducation à la mandalorienne. Nous étions très proches à l'époque et, bien que jamais je ne l'ai admis et jamais je ne l'admettrais, quasiment inséparables.

Toutefois, l'année de nos treize ans changea quelque peu notre quotidien en +978 ABY. Alors que nous venions de terminer notre formation préliminaire en tant qu'Éveillés, maman se rendit rapidement compte qu'elle ne pourra pas nous instruire simultanément, d'autant plus que nous pouvions être hyperactifs et très turbulents et notamment quand nous étions ensemble. Elle voulut aussi continuer ses efforts pour ne pas que nous devenions totalement inséparables, ce pourquoi après concertation avec notre père, elle décida de faire appel à l'un de ses vieux amis corelliens. C'est ainsi que quelques jours après nous eûmes la surprise de voir atterrir sur les pistes du clan un vaisseau corellien étranger pour nous, et en descendre une espèce de contrebandier bourru et plutôt charpenté, aux cheveux auburns qui à l'époque étaient coupés plutôt courts et aux yeux bruns, qui nous fut introduit comme une vieille connaissance de ma mère bien que je remarquai ainsi qu'Alan les infimes boutades avec notre père. Je ne saurai que beaucoup plus tard qu'en réalité, il était un cousin éloigné de ma mère avant que celle-ci ne rencontre notre père et ne vienne vivre avec lui sur Mandalore. Il put faire connaissance avec nous, et sembla ravi de voir que maman semblait épanouie dans sa vie posée, et malgré les quelques tensions il finit par rire avec mon père... c'est fou comme l'alcool peut détendre les gens, des fois !

Maman nous annonça peu après que nous allions devoir être formés séparément, que l'un d'entre nous serait confié aux bons soins de Gilad tandis que l'autre serait sous la tutelle de maman. Il fut décidé assez vite que le corellien s'occuperait de moi sur Corellia, tandis que maman instruirait mon jumeau sur Mandalore. Si nous n'étions pas ravis par la perspective et ne manquèrent pas de l'exprimer, nos buirs ne revinrent pas sur leur décision malgré nos protestations initiales et c'est le moral dans les bottes que je quittais avec mes affaires Mandalore pour accompagner ce bon vieux Gilad dans ses voyages. Je reconnais avoir envié un peu Alan qui pouvait demeurer sur Mandalore et sous les enseignements de maman, mais je ne regrette absolument rien désormais. Les premiers temps furent un peu... animés avec mon nouveau mentor, notamment parce que j'étais assez rétive envers l'autorité et qu'il fallait canaliser non seulement mon énergie mais aussi ma force de caractère. Fort heureusement, policier militaire de la CorSec, Gilad avait du tempérament à revendre mais aussi nettement plus de patience que moi, et il était plutôt pédagogue, il était donc bien "équipé" pour pouvoir ramener dans le droit chemin l'électron libre que j'étais jeune adolescente. Lentement mais sûrement les premières semaines, il gagna mon intérêt avec les nombreuses anecdotes qu'il avait sous le coude de son expérience de Navigateur, puis mon respect quand je remarquai très vite ses aptitudes de bretteur, de mécanicien et de pilote. Je finis peu à peu à l'accepter comme mon mentor dans un premier temps, puis un peu comme un oncle par la suite, un peu chiant parfois mais avec son charme bourru si particulier. Si l'idée d'être souvent éloignée de mon jumeau n'était pas agréable, comme nous rentrions peu souvent sur Mandalore surtout les premières années, je pris peu à peu goût à la compagnie du corellien, plutôt joyeux luron et aventurier intrépide, et sans que je ne me rende compte, je commençai à prendre exemple sur lui.


Aspirante à la sauce corellienne (+978 à +983 ABY)




Je n'étais pas vraiment une apprentie modèle, et encore moins facile à gérer ! En dépit du grand respect que je portais à mon mentor, j'avais un foutu tempérament affirmé, une propension à la témérité et à la trop grande confiance en mes aptitudes martiales, Gilad ayant très tôt travaillé à me faire perdre ce dernier défaut très fâcheux au besoin par de sévères défaites en combat et au sabre-laser contre lui. Très impulsive, mon grand défaut résidait toutefois en ma très, voire trop grande fierté, qui mal encadrée aurait très bien pu virer en orgueil voire en arrogance avec le temps, mais Gilad veilla au grain comme toujours et ne me ménagea pas pour réussir à ôter cette mauvaise habitude de mon esprit. Tout au long de mon apprentissage auprès de lui, j'appris également à me rapprocher, sans toutefois jamais l'atteindre, de son niveau de patience que l'on pourrait caractériser de pragmatique en ce qui me concerne, bien que cela fut assez laborieux les premiers temps. Avec sa juste fermeté mais aussi son approche assez originale du fait d'être Hypernaute, Gilad fit son possible pour m'apprendre à mieux canaliser mon fort caractère sans pour autant chercher à y renoncer ou bien à le brider à l'excès, sachant que cela serait autant mission impossible qu'un gâchis de ce qui pourrait devenir un atout une fois bien travaillé, une fois poli depuis le diamant brut. En revanche, mes prédispositions détectées au combat et au maniement du sabre-laser se virent de plus en plus confirmées alors que les années passèrent et se renforcèrent en réels talents que maman oeuvra à sublimer. De la Forme I Sii-Cho que tout le monde acquiert, elle me forma tout d'abord sur la forme V et plus particulièrement le Djem So dans lequel je m'épanouissais visiblement en mettant à profit ma force physique pour contrer celle de mon adversaire. Étant toutefois trop offensive déjà avec un sabre-laser simple, il m'instruisit au bout de cuisantes et nombreuses défaites à quel point parfois, la défense pouvait être la meilleure contre-attaque et que l'offensive ne faisait pas tout. En ce but, il me donna des bases solides en Forme III Soresu, bien que je ne sus jamais aussi bien maîtriser et utiliser cette dernière que mon frère Alan et que je ne puisse pas me targuer en être une maître de l'art. Ceci fait, à peu près vers la moitié de mon Apprentissage, il me fit essayer plusieurs types d'armes laser en voyant mes talents affinés dans la voie de la lame et mon attention fut rapidement attirée vers le sabre-laser double-lame. Comme pour compenser mes difficultés au maniement subtil de la Force et mes efforts nécessaires démultipliés pour la méditation approfondie, j'apprivoisais cette arme avec curiosité et ténacité, qui me devient assez vite familière au grès des entraînements et des missions et me conduisit sur la voie de l'apprentissage de la Forme IX, aussi connue sous l'appellation de "Zez'kai".

Contrairement à ce que vous pourriez penser, non ce n'est pas une arme de brutes sans subtilité et gardé à l'exclusivité des Sith. Plusieurs grands Jedi en avaient appris le maniement, tels que par exemple les légendaires Bastila Shan et Satele Shan et comme je l'appris bien vite, cette arme était précieuse non seulement pour le combat rapproché mais aussi pour la défense en détournant plus rapidement les tirs de blaster une fois maîtrisée suffisamment. Son maniement reste délicat et à ne pas remettre entre de mauvaises mains, sous risque de finir avec des membres ou la tête coupés, mais l'investissement mis dedans en valait largement la peine. Mon premier sabre-laser de Padawan fut rassemblé avec les parties dont disposait Gilad dans ses affaires, et fut assemblé avec deux cristaux oranges que l'on trouvait sur Corellia, où nous étions stationnés le plus régulièrement en guise d'escale. Nous nous rendîmes tout d'abord souvent sur les mondes de la Corporation Corellienne, avant de faire des voyages plus lointains, quelques uns d'ailleurs sur les planètes périlleuses des Mondes Indépendants. Ce fut au cours de ces années que le Corellien et l'Ancien Corellien me devinrent quasiment des langues maternelles à force de les pratiquer quotidiennement, quelque chose à quoi Gilad s'évertua que de développer les bases que maman m'avait enseigné. C'est pourquoi de nos jours mon corellien est beaucoup moins accentué que celui d'Alan, mais qu'inversement mon mando'a est parfois un peu parasité par des prononciations corelliennes, mais il faut vraiment tendre l'oreille pour le constater. Je baignais dans la culture corellienne, et que ma consternation envers les moeurs quelque peu libertines de mon mentor ne se meuve en habitude résignée. Gilad ne m'interdisait d'ailleurs pas d'avoir de petits amis dès que j'eus mes quatorze ans, et des aventures une fois mes quinze advenus, même si sa déformation professionnelle voulait qu'il inspecte sur ces derniers pour savoir s'ils étaient fiables ou non... et tant que je me protégeais convenablement pour éviter toute mauvaise surprise, évidemment. Peut-être que j'ai eu plus de libertés sur ce point, j'ai été jeune, comme tout le monde !

Sous sa tutelle, j'appris également deux-trois autres petits atouts pratiques, par exemple l'art de la mécanique et du bricolage, qui me sont très utiles pour prendre soin de mon matériel et faire la maintenance de mon transporteur même de nos jours. Il travailla fortement ma Navigation de Force, et voyant que je ne maîtriserais jamais réellement les talents plus subtils du maniement de la Force, il axa ses enseignements avancés sur l'art du combat, l'usage du sabre-laser et le renforcement temporaire par la Force en confrontation. Je dus aussi apprendre très tôt à savoir cuisiner car lui était tout simplement irrécupérable si je voulais consommer quelque chose de bon ET de sain à la fois. Par contre, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre sur le plan du tact maniéré comme sur le plan des tendances intrépides, et si nous ça nous faisait plutôt rire après coup, j'en connais deux sur Mandalore que ça amusait beaucoup moins quand ils apprenaient certaines de nos péripéties. Car oui, Gilad n'avait pas été assez idiot pour vouloir me couper totalement de mes racines, de ma famille et de mon clan, ce pourquoi nous fîmes des escales régulières sur Mandalore et ce pourquoi aussi je maintins le contact fréquent avec mon jumeau, puisque nous avons pris grand soin à affiner notre télépathie en nous appuyant sur notre lien naturel dans la Force en raison de notre gémellité. Gilad était un enseignant ô combien strict et exigeant, mais un compagnon plutôt joyeux le reste du temps et avec lequel on ne s'ennuyait que fort rarement ! Ainsi cinq années de formation très intensive s'écoulèrent, avec des exploits et des mésaventures épiques - ou misérables - comme celle où j'eu la bonne idée d'endommager mon premier vrai sabre-laser quand une grosse bestiole avait voulu me bouffer toute crue. Ah, que Gilad m'avait charriée et sermonnée quand il l'avait appris...

Quelques temps après, je me rendis dans les grottes à cristaux d'Illum pour mon second sabre-laser. Cette visite fut sans doute l'expérience très intense pour moi, et celle qui m'enseigna beaucoup de choses concernant mes failles et autres faiblesses que je me devais de surpasser.

Je m'y rendis avec la seule compagnie de Gilad, qui me donna les instructions pour chaque étape à mémoriser, avant de me laisser me débrouiller en m'attendant à l'entrée des grottes aux cristaux. Étonnamment la première étape ne fut pas évidente pour moi puisqu'elle testait ma capacité de concentration sur l'utilisation de la Force pour rompre l'entrée en apparence scellée de la grotte face à laquelle je me trouvais, et Gilad se garda bien de me dire que la rumeur selon quoi si je traînais trop à trouver mon cristal je risquerais d'être piégée dans les caves enfermée par des murs de glace une fois la nuit tombée était erronée.. et que le mur n'était qu'une fine couche glacée aisément détruite avec un peu de volonté et de concentration. Je lui en avais voulu, très gênée par la suite ! Bien entendu, j'ai trouvé le moyen de me perdre dans ce labyrinthe que sont les dédales des grottes de cristaux, affrontant l'obscurité dépourvu de tout autre matériel que l'équipement standard d'une Jedi et d'une mando, l'armure en moins. Le temps m'avait paru infiniment long, jouant avec mes nerfs et les limites de ma patience, mais pragmatique je m'accrochais tant bien que mal dans mon exploration. J'eus un grand moment de frayeur, je le reconnais, quand une galerie s'effondra juste derrière moi et que je n'avais pas la moindre idée d'où je me trouvais et de comment j'allais me tirer d'affaire. L'attente fut longue, et à force de tourner en rond je choisis de me reposer un bref instant contre un rocher plat, frissonnante de froid, et d'actuellement prendre le temps de réfléchir et de me hasarder à méditer. Oui, vous m'avez bien entendu, à méditer. Et c'est dans ces tombeaux de neige, de roche, de glace, de cristaux et de rocs que je compris enfin comment m'ouvrir minimalement à la Force, et c'est cette dernière que je laissais me guider, autant en esprit qu'en terme de pas. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé par la suite, mais je me suis trouvée à la sortie des grottes, avec non pas un mais deux cristaux verts, un dans chaque main. Alan ne manqua d'ailleurs pas de me charrier pour ma crédibilité envers le mensonge de maman.

Ne croyez cependant pas que j'avais pour autant délaissé ma formation de mandalorienne, car ce serait une lourde erreur. Aux côtés de mon père Neth quand nous rentrions sur Mandalore, on m'initia et me rôda à l'art de la chasse et de la survie essentiellement, notamment sans technologie avancée, dans les bois. On m'initia un peu à des bases d'agriculture et de travaux des champs, de la forge bien que je restais récalcitrante à l'électronique et l'informatique. Ils prirent également soin de me renforcer physiquement par de très exigeants entraînements et exercices de mise en forme, qui me permirent au fil des années de revêtir l'armure lourde pas à pas, jusqu'à être en mesure de porter une beskar'gam sans trop trop ralentie et gênée au combat. Au fil des anniversaires et autres présents mon armement se renforçait, se dotant ainsi de deux blasters lourds, une besk'ad et notamment un kad, pour que je n'oublie pas mes racines. À mes quatorze ans je passais l'épreuve de passage à l'âge adulte mandalorienne, connue sous le nom de Verd'goten. Ce ne fut pas une tâche facile, j'en revins un peu amochée d'ailleurs avec une odeur persistante de sang canin sur ma première armure en duracier, mais je la surmontais et prouvais autant à mes parents qu'au reste du clan que j'étais devenue une adulte. Toutefois, ce ne fut qu'à mes seize ans que je revêtais l'armure lourde que nous appelions beskar'gam. Quand vint le moment d'en choisir les couleurs, deux retinrent mon attention : le noir en majeure, symbole de justice, et le rouge en mineure, symbolisant la reconnaissance envers les parents, en mon cas envers Neth et Allya. Je me souviens encore du festin très généreux célébrant cet anniversaire.

Il me fallut encore deux autres années de formation auprès de Gilad avant que celui-ci ne me considère suffisamment prête et mature pour que je puisse me débrouiller sans sa tutelle et qu'il n'avait plus rien à me transmettre. Il me reconnut - avec une certaine fierté, même s'il ne voulut jamais l'admettre - officiellement digne d'être une Navigatrice, et désormais de pouvoir voyager à mon propre compte de manière indépendante... Pour fêter en famille mon passage au rang de Navigatrice un festin assez généreux et festif eut lieu à Kyrimorut et je me souviens bien avoir eu un peu la main lourde sur le tyar.

 
À PROPOS DU JOUEUR




PRÉNOM/SURNOM • Syl

   SEXE • Lady
   ÂGE • Quart de siècle, déjà

ACTEUR/ACTRICE/PERSONNAGE DE L'AVATAR • Jyn Erso - Felicity Jones (Star Wars Rogue One)

   MULTI-COMPTE •  Yep (Loralei, Elena, Cordélia, Samariana)
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MessageSujet: Re: Ruusan Skirata Sam 26 Nov - 2:02


 
Histoire (Suite)


Pérégrinations d'une Navigatrice (+983 à +995 ABY)


La sensation de voyager pour la première fois en parfaite autonomie est une sensation assez grisante. Dans les premiers temps de la première année en tant que Navigatrice, je fis quelques courses en équipe avec mon jumeau. C'était plus sécuritaire puisque l'un pouvait rattraper les bourdes de l'autre en cas de nécessité, et nous pouvions rattraper un peu le temps "perdu" avec nos formations séparées. Ce fut à mes dix-neuf ans que nous fîmes nos carrières de manière indépendante. Bon, ce ne fut pas la panacée au début pour percer dans le milieu, mais en persistant et en acceptant de mener un train de vie assez mouvementé nous avons réussi peu à peu à prendre notre place respective dans le milieu professionnel des Navigateurs et des très respectés Hypernautes. Gilad me recontacta quelques fois pour des courses assez périlleuses pour qu'il préfère être accompagné par quelqu'un de confiance, quand il devait agir par exemple en tant que membre de la police militaire de la CorSec plutôt que comme l'Hypernaute qu'il était récemment devenu, ce qui me permet non seulement de me faire la main que de me tisser peu à peu un réseau de contacts et de connaissances. Tandis qu'Alan était davantage focalisé sur le filon mandalorien, je me dévouais le plus souvent au commerce entre le Secteur Mandalorien, alors encore unifié, et la Corporation Corellienne même s'il nous arrivait aussi de faire l'inverse, profitant de nos racines mandalo-corelliennes et du bilinguisme que nos mentors respectifs nous avaient enseigné.

Profitant de ma plus grande liberté concernant mon organisation, je profitai de mes explorations pour récupérer des pièces pour un petit projet à l'attention de mon très cher frère. J'avais une très bonne idée du type de droïde mécanique je cherchais, même si je dus explorer Corellia de fond en combles avant de trouver un négociant qui avait ce que je cherchais : un droïde rétro inspiré du modèle impérial série-XKI de droïde de sécurité. L'affaire ne fut pas aisément négociée, et me coûta rondement, mais je voulais absolument récupérer ce droïde et après de longues négociations, j'en prenais possession. Inspectant les pièces avec mon loyal R4X3 - là encore, un droïde rétro inspiré des légendaires séries R2 dont je vous conterais l'histoire après - j'ai pris de longues heures et jours pour l'assembler en apportant les modifications que je souhaitais, notamment remplacer avec la complicité d'Oncle Mij le duracier initial par du beskar, en lui rendant un service en retour. Je pus retirer le sceau impérial pour le remplacer par celui des mando'ade, et vérifier le bon fonctionnement des opérations suivantes : le bras d'interface-ordinateur, le jet-pack ajouté, des bases de protocole - assez pour traduire, tout du moins, et très important, son armement. Avec l'aide d'amis corelliens, je travaillai sa programmation principale de droïde guerrier mandalorien, le rendant capable d'utiliser au moins de base un kad, une besk'ad, un fusil-blaster et des détonateurs. Au cours de l'activation une fois assemblé et la préparation terminée, je tombai sous le charme de son tempérament sarcastique, son cynisme, son stoïcisme. Son caractère semblait suffisamment présent pour être en mesure de refuser de suivre un ordre stupidement téméraire de mon cher jumeau s'il l'estimait contraire à la sécurité de celui-ci. Indépendant et capable de sermonner son entourage s'il le jugeait nécessaire... oh par la Manda, je me disais qu'il serait réellement parfait pour Alan. Cela lui remonterait peut-être un peu le moral après le coup salaud que lui avait fait cette foutue arueti d'hapienne... à prendre dans le sens ancien de "traître"... et que ça l'amènerait à se bouger un peu le cul, aussi. Je le prénommai "Aran" - "Garde" en mando'a, j'ai pas été créative je sais - et lui donnais immédiatement sa nouvelle assignation : assurer la sécurité de mon frère, Alan Skirata comme priorité essentielle, et suivre en priorité mes directives par rapport aux siennes en cas de conflit. Bon, je dus concéder au droïde nouvellement activé avec une programmation toute neuve qu'il assurerait aussi ma sécurité par dérivation, mais je pus lui mettre Alan en priorité et le lui assigner comme responsable et protégé. Oh que je me souviendrais toujours de sa réaction et de la tête qu'il avait tiré à la découverte de ma petite "surprise" dans son vaisseau alors qu'il s'apprêtait à partir pour une course... et cela fit un peu de compagnie aussi pour le bon vieux et loyal droïde astromécano Prudii.

R4X3 fut remis en état peu avant Aran par mes soins. Je l'avais déniché sur Corellia dans un marché, son ancien propriétaire Navigateur l'estimant trop peu utile maintenant qu'il était formé, voire obsolète face à des modèles plus récents et trop têtu aussi. Pour ma part, j'avais entendu beaucoup de bien de ces petits gars, de leur résistance et de leur fiabilité technique, et cela me rassurait d'avoir un petit coup de main pour m'assurer des probabilités d'erreur quand je pilotais avec la Navigation de Force, puisque les astres, soleils et planètes eux n'avaient pas bougé globalement malgré l'instabilité des voies hyperspatiales. Il pourrait aussi m'aider dans la maintenance du vaisseau et pour le pilotage en espace réel, en gros être mon essentiel soutien et copilote. Je l'obtins donc à un prix très raisonnable en raison de la "défaillance comportementale" estimée par le propriétaire, qui voulait visiblement s'en débarrasser au plus vite. Il me fallut du temps pour le remettre au goût du jour - Kriff, même les mises à jour essentielles n'avaient pas été faites correctement ! - et le laisser prendre ses marques dans le vaisseau, et plus encore pour gagner durablement sa confiance et sa loyauté, mais je n'ai jamais eu à me plaindre de lui et son caractère m'amuse toujours beaucoup !

L'année +984 ABY marqua un point décisif du temps que j'étais Navigatrice, puisque ce fut là où je fis la rencontre de mon premier... élève, disons. Une course plutôt bien rémunérée m'avait amenée jusque sur les terres de Serenno, planète autrefois glorieuse de la Guerre des Clones qui avait sombré dans un système féodal. Je réalisais alors une course pour Corellia, mandatée par une famille bourgeoise corellienne, descendants d'une grande famille de Serenno, dont certains membres étaient sur Corellia au moment du Cataclysme, permettant à leur lignée de survivre. Lorsque le voyage hyperspatial fut suffisamment recouvert par Corellia, les premières informations qu'ils purent recueillir étaient l'usurpation de leurs titres, de leurs biens et de leurs terres par une autre famille ayant suivi l'extinction de la branche locale de leur famille (ayant été tués ou emprisonnés par les usurpateurs). N'y ayant plus de preuves qu'ils sont bien les héritiers légitimes de cette famille, mais étant donné que la cour royale de Serenno serait prête à rouvrir le dossier ayant conservé elle des archives de l'ancienne famille, il leur faut toutefois une preuve tangible de leur appartenance à cette famille... tels que le sceau figurant sur la chevalière du compte de Vemec, qui été réputé pour avoir été emprisonné à la mythique prison "La Pique". La course ne manquait pas de périls ni de dangers externes, ni d'ailleurs de concurrents : en effet, l'autre famille ayant mandaté un Hypernaute et un chasseur de primes pour soit m'empêcher de retrouver ledit objet, soit de mettre la main dessus avant moi pour le détruire.

La mission était dangereuse, potentiellement mortelle mais avec une très belle prime en cas de succès : et affectionnant beaucoup les défis à l'époque tout en devant faire mes preuves, j'acceptais avec enthousiasme. Une fois sur place, je fis face à la méfiance et au manque de coopération des locaux, mais débrouillarde, je pus finir par retrouver moyennant quelques récompenses financières quelques pistes. L'information essentielle me fut d'ailleurs renseignée par un petit noble de Serenno, le jeune comte de Nalju, contre un dîner et plus si affinités. Il n'était pas laid en soit, mais son caractère suffisant était tel que j'étais bien ravie de ne pas devoir en faire davantage. Il me donna les coordonnées approximatives supposées de ladite prison, devenue un mythe depuis le temps, et je me me mis en route pour traverser le désert à sa recherche.

J'y ai bien passé plusieurs heures, mais peut-être guidée par la Force, je pus atteindre ma destination. Je rencontrais dans ces ruines souterraines plusieurs réfugiés d'opposants au régime féodal - qui me laissèrent tranquille une fois sûrs de ma neutralité et de mon état de Navigatrice - et contre le partage de nourriture et d'eau, et un peu de brandy, je pus commencer à initier la conversation et les mettre suffisamment à l'aise avec ma présence. Pressés toutefois que je ne m'attarde pas trop, toujours méfiants envers les hypernautes, ils me donnèrent comme guide, accompagnateur et surveillant un jeune adolescent du nom de Jonas Klivian, qui semblait un peu mieux connaître les niveaux inférieurs de la prison. Le gamin n'était pas de désagréable compagnie, quoiqu'un peu intimidé, et nous pûmes coopérer suffisamment dans cette exploration un tantinet risquée et retrouver ce que je cherchais : la fameuse bague. Je fus étonnée que le garçon me prie de le prendre sous ma tutelle pour qu'il puisse développer ses dons et s'échapper de ce monde sans espoir et sans avenir, aspirant à me prendre comme modèle. Attendrie par son enthousiasme et intriguée par le défi qu'il représentait, je ne pus décliner sa requête. Cependant, nous eûmes "l'agréable surprise" de tomber sur mes concurrents, qui eurent en tête de me supprimer puisque je ne voulais pas leur remettre l'objet. L'astuce et la capacité d'improvisation de Jonas me furent plutôt utiles pour tenir tête à ces deux opposants sans trop de dégâts - l'Hypernaute n'excellant pas beaucoup à l'escrime, pas face à une mandalorienne en tout cas - et il m'impressionna par son courage. Toutefois, la fierté qui émanait de lui n'était pas aussi recommandable, comme je m'en fis la remarque une fois de retour au Kandosii, mon cargo personnel et principal moyen de transport.

Toutefois, Jonas n'a pas été un élève facile, disons encore moins qu'à première vue notamment pour une jeune Navigatrice telle que moi, qui n'a jamais formé auparavant. Des uns disent que nous faisons toujours des erreurs avec notre premier Aspirant, que nous apprenons beaucoup de choses que nous mettrons en application avec un second élève, et plus encore. J'avais dix-neuf ans, soit près de quatre ans de différence avec lui. Alan me confia assez tôt qu'il avait l'intuition que mon élève avait une attirance amoureuse envers moi, impression qui lui était parvenue dès le premier regard de ses dires. Je lui reprochais, croisant les bras, que cette impression devait être en partie mue par sa propre propension à être protecteur envers moi et ce bien plus que de raison, mais j'acceptai cependant d'accorder de la valeur à ses propos, sachant malgré ma mauvaise foi et mon scepticisme que son intuition était assez fine sur bien des sujets. Je ne ressentais aucune attirance amoureuse à son égard, il était à mes yeux l'élève que je devais former, l'adolescent que je verrais grandir et je me considérais davantage comme une instructrice et une tutrice éventuelle envers lui qu'autre chose. En outre, cela risquerait de nuire fortement à son apprentissage, puisque cela émousserait l'objectivité et la prise de recul concernant mon jugement et mon évaluation des progrès de mon apprenti. Sans que je ne sois consciente du fait, il tenta une autre tactique et changea son attitude à son égard. Il devint plus réservé, plus silencieux et étrangement aussi plus discipliné. Trop de changements et trop intensivement, j'aurais du me douter que quelque chose n'allait pas, ce fut sans doute mon erreur que de ne pas me rendre compte de ce qui ourdissait.

Jonas confirma son bon maniement du sabre-laser, même s'il n'avait pas la maîtrise de la technique des bretteurs tels que moi, et également dans les pouvoirs de renforcement de Force au combat. Il présentait donc un profil nettement plus équilibré que le mien entre les voies de la Force et de la lame, et je remarquais assez tôt ses plus grands défauts à force de le fréquenter. Les premiers, et sans doute les plus importants d'entre eux, était son côté très mauvais perdant quand il échouait à quelque chose doublé à sa tendance plutôt rancunière, ce qui nous avait valu des situations très inconfortables et délicates en cours de missions. Combien de fois dus-je le retenir de commettre une grosse bêtise au cours de nos courses et voyages ? Je crois que je ne compte plus, mais après tout, il aurait été très hypocrite de ma part de prétendre que j'étais meilleure que lui en ce domaine... juste que je savais modérer cet aspect de ma personnalité grâce aux enseignements de Gilad. Je me suis également retrouvée confrontée à sa grande fierté, et je dus puiser dans ma propre expérience et les leçons que j'avais retenu dans mon apprentissage pour tâcher de lui apprendre à mieux maîtriser cet aspect de lui-même pour que cela ne vire pas à l'orgueil et à l'arrogance... de mon mieux, en tout cas. Ça ne fut en rien une tâche facile, et même plutôt une tâche de longue haleine. Il pouvait pourtant être méticuleux, voire perfectionniste parfois, quand il le voulait bien ! Et Kriff, bien que cela me pèse de le reconnaître, son charisme nous a parfois bien aidé à nous tirer d'affaire au cours de certaines affaires délicates, et je reconnais la force de sa volonté honorable une fois qu'il eut réussi à calmer un peu ses ardeurs initiales. Mais il se fermait de plus en plus, et cherchait visiblement un autre moyen de me plaire en jouant cette fois le rôle du parfait petit élève sage et irréprochable. J'appréciais évidemment les efforts mais cela ne changea pas la manière dont je le considérais : non pas un intérêt amoureux ou même romantique, simplement mon élève. Mais je voulais croire en son potentiel et tâchais d'apprendre en même temps que lui à mieux gérer ma patience - toute pragmatique fut-elle devenue avec quelques efforts - et à être un tantinet plus prudente en mission maintenant que je n'étais plus seule et que j'étais responsable d'un jeune homme pour qui je devais donner l'exemple, et le bon.

Je rencontrais toutefois un gros problème assez vite avec Jonas : il ne s'acclimatait pas du tout à la manière de vivre mandalorienne, la rejetant au point de ne carrément savoir la supporter. Je ne voulais pas lui en imposer la culture, je ne suis pas idiote à ce point là, mais je voulais lui ouvrir l'esprit et lui apprendre à être plus modeste. Il la rejeta en bloc, au point de se montrer distrait en entraînement, maussade, de mauvaise humeur et irrespectueux par moment. Bien entendu, croyez-bien que je n'ai pas cédé à ses caprices, juste qu'en voyant à quel point ça devenait invivable pour lui et indirectement pour moi avec sa méchante humeur, j'ai commencé à réduire la durée de ces brefs séjours sur Mandalore, puis leur fréquence malgré l'importance que j'y attachais moralement, au dépit de mes parents et de mes amis au clan. Comme si mon intuition avait été juste, son humeur et sa coopération s'améliorèrent drastiquement... tant que nous évitions de demeurer trop longtemps sur place. Partout dans la galaxie, ça allait, mais Mandalore il y avait un bloquage que je ne savais comprendre, bien que je cherchais pourtant à le faire. À regret et sentant que je me rendais droit dans une impasse, soucieuse du bien être de mon premier élève et de l'efficacité de sa formation, pour le bien de Jonas, j'acceptai de faire des efforts aussi de mon côté, quoique cela pesa sur mon moral même si je tâchai de le masquer derrière une façade de bonne humeur et d'assurance irréprochable... ça marchait, sauf pour mes proches. J'aimais bien enseigner, mais j'admets lui avoir envié parfois sa liberté plus grande.

Les annéess qui suivirent furent bâties sur le même modèle d'une routine exemplaire : une vie nomade allant de course en contrat, avec quelques passages courts sur Mandalore, Illum pour le premier sabre-laser de mon élève... mais trop loin de Mandalore sur un trop long terme de mon avis. Il faut dire pour ma défense que je prenais beaucoup de soin à offrir une instruction et une formation les plus complètes possibles en tant qu'hypernaute, et je me retins d'apprendre toute notion plus précise mandalorienne à Jonas qui de toute façon n'y portait visiblement aucun intérêt à ma désapprobation, une fermeture d'esprit et une condescendance envers les non-sensibles à la Force sur lesquelles je n'avais pas manqué de le sermonner et de le reprendre à plusieurs reprises. Néanmoins il marquait des progrès, petit à petit, en plusieurs "domaines d'hypernaute" et tâchant d'être juste, je lui donnais des compliments et encouragements quand ils étaient mérités, mes exigences notamment martiales et d'escrime étant je le reconnais assez élevées. Toutefois, il y avait des occasions durant lesquelles je ne pouvais pas emmener Jonas, pour des missions particulières ou bien encore très dangereuses.

Hélas, les choses se compliquèrent drastiquement en +988 ABY, au cours d'une mission qui nous avait menés sur Ithor, planète aux cités volantes et au sol forestier sacré prohibé à l'exploration pour en préserver la faune et la flore. En échange de pièces technologiques spécifiques, je devais récupérer des plantes médicinales et précieuses pour la Corporation Corellienne. Jonas avait dix-huit ans, et moi vingt-deux, tous deux plus aguerris dans nos rôles respectifs d'Aspirant et de Navigatrice. Je ressentais de l'amitié pour le jeune homme, et j'appréciai sa compagnie et ses efforts dans sa formation, mais quelque chose le taraudait et il n'avait jamais voulu m'en parler malgré mes tentatives, et je voulais respecter sa vie privée. J'espérais que cette petite course lui changerait les idées. Seulement, je ne m'attendais pas qu'il me fasse une déclaration d'amour... qui n'était pas réciproque, comme je le lui répondis avec ma franchise et mon manque de diplomatie habituels malgré mes efforts. Je fus stupéfaite quand il refusa ma réponse et, alors que je m'obstinais à vouloir lui faire comprendre que non, je ne voulais pas, et plus encore incrédule quand il voulut me forcer la main d'abord par les mots, puis la Persuasion - où je n'hésitai pas par réflexe à le repousser mentalement très sèchement - et enfin par la force. Je ne savais pas quelle mouche l'avait piquée, mais je sentais dans la Force qu'il était sérieux et cela me déstabilisa grandement. Je ne pouvais pas accepter cette agression par notre lien et cette action hostile à mon égard, je devais me défendre, le désarmer et le faire revenir à la raison. Non, ses sentiments n'étaient pas réciproques et non, je n'allais pas quitter Mandalore pour ses beaux yeux ! Si j'avais du mal à me battre sérieusement au départ, voyant l'adolescent de quatorze ans que j'avais recueilli et formé comme un petit frère ou un filleul, mais il m'obligea un moment à devenir sérieuse et pour être honnête, j'en eu assez de ce petit cinéma. Je parvins à le désarmer ainsi au bout de deux passes d'armes avec mon double-lame vert, mais je n'avais pas du tout anticipé et désiré sa perte d'équilibre qui s'ensuivit droit dans le vide. Il se rattrapa de justesse d'une main, et sans hésiter je me précipitai vers lui pour lui tendre une main secourable et l'aider à remonter, pourvu qu'il accepte d'arrêter son caprice, revienne à la réalité et la raison, et ne recommence plus jamais de tenter de m'imposer quoi que ce soit contre ma volonté... mais je fis face à un mur. Mon expression se figea dans l'horreur et l'effarement le plus complet alors qu'il repoussa sèchement ma main d'un revers de la sienne et lâcha sa prise en me regardant droit dans les yeux, avec cette colère et cette rancune qui me glaça le sang, comme une dague qui s'enfonçait dans mon dos jusqu'en plein coeur. Malgré mes efforts, je ne pus le rattraper et ma maîtrise subtile de la Force n'était pas même au niveau de celle que j'ai de nos jours, alors je ne fus pas assez rapide pour le rattraper et évidemment, je n'avais pas endossé mon armure pour ne pas inquiéter les Ithoriens... et donc pas mon jet-pack. Je le vis choir et disparaître au fil des mètres, avalé par la forêt gigantesque et sacrée d'Ithor, et quand je revins avec mon armure quelques minutes plus tard dans l'optique d'aller le secourir, les Ithoriens refusèrent net de me laisser fouler leur sanctuaire, même pour aller secourir un blessé potentiellement grave, dont je ne ressentais plus la présence dans la Force ce qui me paniquait beaucoup. Si je m'y rendais, jamais je ne devais en ressortir, je n'avais donc pas le droit de commettre ce blasphème. Ce fut la mort dans l'âme, écrasée par la culpabilité, l'incompréhension, la confusion, la douleur aussi des quelques blessures légères qu'il avait réussi à m'infliger dans mes premières minutes d'hésitation... et celles, nettement plus profondes et lancinantes, dans mon coeur qui me hantent encore de nos jours et qui parasitent mes relations avec des gens qui me sont chers hors de la famille et du clan. Je n'ai jamais récupéré pleinement mon optimisme, mon enthousiasme, mon insouciance et mon extraversion d'avant ce funeste jour.

Je refusais tout nouvel Aspirant depuis cette maudite année +988 ABY, ne me sentant plus capable d'enseigner et de prendre la responsabilité de former un élève, en dépit du fait qu'avant cet accrochage, j'avais pu bien instruire Jonas en terme de compétences martiales, d'escrime et de maniement de la Force. Je passais ainsi les six prochaines années à mener des courses le plus souvent en solitaire, quand je n'aidais pas occasionnellement Al'ika, maman, Gilad ou sa jeune fille Shaedra, alors âgée de quatorze ans. Je fis la connaissance, au cours d'une mission en appui à Gilad, d'un important fonctionnaire de la Horn Aeronotics Compagny que je devais escorter pour un déplacement très sensible vers le monde d'un client impérial, Corran Derrick. Nous liâmes très rapidement amitié, à notre étonnement mutuel, et forts de l'expérience agréable qu'avait été cette course, il m'engagea plus régulièrement comme collaboratrice principale et fiable pour les courses délicates ou importantes. Ce qui me ramena sur Corellia de temps à autres... et à nouer peu à peu une liaison solide mais passionnée avec le corellien, qui obtint rapidement l'exclusivité amoureuse bien que je ne voulais pas encore m'engager dans une union officielle. Pour ne pas le blesser, je lui racontai ce qu'il s'est passé avec Jonas, avec une honnêteté que je n'avais jamais eu en dehors de mon frère à ce sujet, et il me surprit par sa compréhension mais surtout le fait qu'il refusa de me tourner le dos pour autant, malgré mes défauts et mes blessures profondes. Année par année, il devint bientôt un pilier essentiel dans ma vie, même si nous gardâmes notre liaison secrète même de nos proches par souci de discrétion, et je joua même de la fausse réputation que ma famille me dota de femme aux moeurs légères et changeantes... cela me frustrait face à eux, mais m'amusait au final grandement dans les bras aimants et fiables de Corran, qui m'aida en partie à reconstruire un large pan de mon ancienne personnalité d'avant la funeste course sur Ithor. Quand il y eut la scission dans le Secteur Mandalorien, je fis le choix de m'aligner sur la faction choisie par mon clan, les Skirata prenant la décision de s'allier avec les Protecteurs et de reconnaître comme Mand'Alor Ca'tra Ordo. Puis franchement, les aspirations à la conquête pour un empire mandalorien glorieux et belligérant, en soumettant à notre culture les peuples des mondes conquis... sans façon.





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MessageSujet: Re: Ruusan Skirata Dim 5 Fév - 23:49


 
Histoire (Suite)


Voyages d'une Hypernaute (+995 à +1000 ABY)


Puisque je ne voulais pas reprendre d'élève sous mon aile, la Force décida peut-être à me forcer un peu la main en m'en mettant sur ma route. Je revenais d'une course m'ayant menée cette fois jusqu'en terre halosienne, ce qui était fort rare, et j'étais devenue une Hypernaute reconnue et très occupée en terme de contrats pour le commerce du Secteur Mandalorien et de la Corporation Corellienne, naviguant tranquillement sur le chemin du retour vers Mandalore, et une soudaine secousse dans la Force m'avertit à la dernière minute d'un obstacle imprévu sur ma route, m'obligeant sous les pépiement paniqués de X3 qui était venu à la même conclusion. Avec son aide, rouspétant un peu, j'interrompais brutalement mon saut et vit en effet une... petite navette corellienne qui dérivait, et semblait complètement paumée... et il y avait quelqu'un de sensible à la Force dedans, de très fatigué et de pas très vieux aussi vu sa présence. Osiik... j'étais pressée, mais mon code de valeur mandalorien m'interdisait de tourner le dos à quelqu'un dans le besoin, plus encore un potentiel enfant. Surtout qu'il émet un SOS sur le canal corellien, et personne risque de le capter dans le coin comme on est proche du Secteur Mandalorien, et sa navette est dans un de ces états... non, je ne pouvais pas l'ignorer, ça m'intriguait trop et mon intuition me poussait en ce sens. Prenant le contact avec lui, je m'inquiétai du silence et donc faisait le choix de l'aborder pacifiquement, baissant mes boucliers et mon armement en signe de bonne foi et de respect du code de voyageurs intergalactiques. Je gardai toutefois ma beskar'gam, on n'est jamais à l'abri d'un traquenard. Quand les portes s'ouvrirent, je me retrouvai confrontée... à un gamin d'une douzaine d'années qui me pointait un blaster léger droit vers le crâne. Ok... ça commençait bien. Je levai les mains loin de mes armes et les utilisai pour retirer mon casque et lui révéler mes traits comme pour lui indiquer que je n'avais pas d'intention hostile. Sentant sa méfiance et sa tension, je pris de longues minutes à essayer avec ma franchise abrupte habituelle pour l'apaiser et le raisonner, prenant une mine honnêtement vexée quand il me prit pour une criminelle. Prenant tant bien que mal ma patience entre les mains, je me présentai et lui expliquai ce que je fichais dans le secteur, où il se trouvait et juste que je rentrais chez moi quand il avait failli me rentrer dedans et que je répondais juste à son SOS, tout en observant avec prudence ses réactions pour ne pas qu'il me blesse par panique. Lentement, mais sûrement, il finit par comprendre que je ne lui voulais vraiment aucun mal et baissa son arme, toujours méfiant mais il accepta de se présenter. Hal Horn, treize ans, Éveillé. Horn... associé à la HAC du coup, donc quelqu'un relié potentiellement à Corran... et puis osiik, un gamin, point. Je reconnais m'être peu souciée de son état civil et de son identité, l'interrompant pour lui rappeler sa précarité et le convaincre de rejoindre mon transport, mieux défendu. Cela prit beaucoup de temps, mais il du sentir mon honnêteté car il me suivit avec prudence. La Force me donna raison, puisque nous fûmes attaqués quelques minutes après par ses poursuivants. Mais ceux-ci me sous-estimèrent dans leur petite escouade, je n'eus pas trop de mal à les désarmer et les mettre hors d'état de nuire après quelques passes d'armes de mon double-lame vert et mon expérience de combat d'Hypernaute mandalorienne. Je les interrogeai, n'hésitant pas à utiliser mes charmes - sans froisser mon honneur pour autant - pour les faire craquer et les embobiner pour qu'ils parlent, et les réponses obtenues, je n'eus aucun remord à les éjecter dans l'espace dans une capsule de survie à la dérive. La Manda décidera de leur sort, mais pour des ordures de ce genre, je n'ai aucune compassion. Je pris le temps d'écouter le récit du jeune Hal et discuter avec l'adolescent, lui offrant nourriture et chocolat chaud, approuvant que j'étais bien une Hypernaute et, suivant le principe d'hospitalité et de protection des jeunes qui faisaient la fierté de ma famille, je lui offris avec une spontanéité qui me surpris de le mettre en sécurité au sein du clan le temps que les choses se calment et de dérouter ses poursuivants, et de devenir mon Aspirant. Je n'étais pas vraiment rétablie de la mésaventure avec Jonas, mais quelque chose me poussait à laisser une chance au gamin dont la force de volonté et de tempérament m'amusait quelque peu. À ma plaisante surprise, il prit le temps d'y réfléchir mais sans grande hésitation, il accepta mon offre de refuge sur Mandalore ainsi que ma proposition de tutelage. Contre toute attente, et la mienne incluse, je me retrouvai avec un nouvel Aspirant sur lequel veiller.

Alors que je réglais quelques derniers détails informatifs et administratifs avec le clan, notamment en les mettant au courant de ce qui était advenu et expliquait mon retard, je tournai légèrement la tête en entendant mon nouvel élève surpris grommeler ensuite dans sa barbe, je cite "Par la Kriff de Force, dans quel monde de tarés suis-je encore tombé ?". Un sourire très amusé voire légèrement machiavélique se dessina sur mes lèvres. À peine arrivé et déjà à te morfondre ? Attends de voir demain petit, ça sera très amusant, pensais-je et à en croire l'expression doucement amusée de mon frangin, il partageait mon avis. Enfin, Hal n'avait pas fui pour autant et je pus ainsi l'introduire tout d'abord à ma famille, à commencer par mes parents Neth et Allya. Maman fut ravie d'ailleurs de voir que je sortais enfin de mon blocage post-Jonas, et tous deux accueillirent chaleureusement mon nouvel Aspirant bien que celui-ci gardait encore ses distances et se montrait très vigilant. Il faudrait l'acclimater bien sûr, mais j'avais tout le temps devant nous et même s'il n'adhérait pas à la culture mandalorienne, cela ne me dérangerait pas. Tant qu'il en comprenait les grandes bases et respectait un minimum les mando'ade, cela m'irait tout à fait. Je ne comptais pas reproduire mes erreurs d'avec Jonas et le laisser se replier davantage dans sa fermeture d'esprit : ce gamin était curieux, comme je l'apprendrai bien assez tôt, et je m'efforcerai depuis ce constat à exploiter cet aspect de son caractère pour l'instruire sur les chemins de la Force. Une fois, mais pas deux. Je serais plus attentive envers mon apprenti. Avec l'accord de l'adolescent, je pris le temps peu de temps après de me rendre sur Corellia pour, sous le prétexte de discussion d'un projet de contrat, j'informai Corran de la survie d'un certain Hal Horn, qui avait croisé ma route et était en sécurité au clan, après une tentative d'assassinat sur sa personne et sa fuite un peu téméraire mais salvatrice vers notre espace. La joie et le soulagement que je lisais sur son visage me rassurèrent sur la sagesse de ma décision, et je pus compter sur son silence et celui du grand-père inquiet en échange d'un suivi sur son état et de le protéger le temps que les choses se calment. Bien évidemment, j'acceptai sans hésiter.

Ne croyez pas que tout fut rose pour autant, pauvres fous ! Nos débuts furent même plus tendus que ceux avec Jonas, en comparaison. Hal me donna beaucoup de fil à retordre pour imposer des bases saines dans notre relation de mentorat en particulier sur la question du respect d'une juste et ferme autorité, et gagner son respect fut un combat aussi épique qu'éprouvant malgré mon expérience d'un premier Aspirant. Il ne voulait pas facilement m'écouter, et je compris bien rapidement qu'il valait mieux le laisser commettre des bourdes et apprendre de ses propres erreurs plutôt que de vouloir lui imposer des normes et des règles strictes et restrictives, étant bien plus farouche que Jonas en ce domaine. Ainsi une fois, tout en le gardant à l'oeil avec distance, je l'ai laissé s'aventurer tout seul dans les bois environnants - et dangereux bien sûr - limitrophes du campement du clan Skirata, à ses risques et périls. Je l'avais déjà avisé de ne pas y aller sans être accompagné et mentionné toutes les créatures périlleuses et mortelles rôdant dans le secteur, mais s'il voulait n'en faire à sa tête, soit. Sans surprise, il fut pris en embuscade par des prédateurs locaux et se débattit avec son sabre-laser contre la faune pas très sympathique de notre belle planète. Je n'intervins pas au départ, masquant même ma présence dans la Force pour voir comment il se débrouillerait pour se tirer hors du purin de bantha dans lequel il s'était empêtré tout seul. Je ne me mêla aux hostilités que lorsque la situation me sembla virer dans un potentiel danger pour son apprenti, égratigné et mordu de part et d'autres, utilisant la Force pour dissuader les créatures les moins agressives... et le mini lance-flamme de mon armure pour effrayer les autres, et enfin radicalement mon sabre-laser pour les plus enragés des rôdeurs. Ramenant mon Aspirant maugréant et blessé dans son amour-propre par la peau du cou - littérairement - au campement, je lui fis remarquer d'une voix ferme mais posée sans même lever le ton :


- Tu vois gamin, ce n'est pas pour te retenir prisonnier qu'on t'a mis en garde. C'est seulement pour t'éviter de finir en compost dans le sol mandalorien après un passage de plus ou moins longue durée dans le ventre de l'un de ces bêtes...


Pour sa défense, ce fut une leçon qu'il retint très vite puisqu'il ne récidiva pas dans ses explorations solitaires des bois, comprenant que les moments idéaux et sécuritaires pour ce faire étaient en ma compagnie ou en celle de l'un des adultes de la famille ou du clan, ou encore au moment de la chasse s'il voulait se joindre à nous. Leçon crue, me reprocheraient certains de mes collègues. Moi j'aurais plutôt dit leçon claire, efficace et concrète, et je ne pense pas que Gilad m'aurait contredite. Je ne tardais pas non plus à chercher à l'évaluer dans sa progression au sabre-laser - d'entraînement dans les premiers temps pour lui, comme il avait été un Éveillé auparavant - au combat, dans son maniement de la Force, sa compréhension de celle-ci et aussi sur ses connaissances en général, grands parlers galactiques inclus. Comme Jonas, il avait un peu trop confiance en ses aptitudes de duelliste - plutôt fine lame, peut-être même avec des réflexes et une force plutôt intéressants - et me sous-estima bien trop quand je n'allumai au départ qu'une seule de mes deux lames-laser, interprétant à tort que j'étais une adepte de la pique-laser... et non pas du double-lame. Il reposait bien trop sur sa force et sa vélocité, son style était brut et dépourvu de réelle technique, mais il y avait moyen de rattraper ça et de le faire progresser, c'était ma conviction et en tant que bretteuse éprouvée, il me serait criminel que de ne pas entraîner sérieusement cet élève prometteur bien que grincheux et parfois récalcitrant en leçon quand l'humeur lui prenait. Il avait pour le moment un sabre-laser simple - normal vu qu'il était tout juste devenu mon élève - et se versait en bonne partie sur le Djem So ou Forme V et l'Ataru ou Forme IV, manquant cruellement de subtilité et de défensive. Toutefois je ne cherchais pas à le braquer ni à le dégoûter alors je tâchai d'équilibrer mes exigences à ses capacités régulièrement, avec juste fermeté, remarquant avec plaisir qu'Hal respectait au moins un peu plus ses limites, en était conscient et était meilleur perdant que Jonas... sensiblement. Je cherchais au fil du temps à lui soumettre des duels constructifs et à varier ses adversaires, que ce soit moi, Alan, Allya... mais aussi ma petite cousine Aylin Skirata, pour lui rappeler qu'un non-sensitif pouvait être tout aussi redoutable qu'un doté de cette sensibilité. Comme la diversité c'est toujours le mieux, je le fis s'opposer à sa grande frustration au départ à quelques ade adolescents du clan - sans son sabre-laser, qu'il apprenne à se servir d'autre chose - et quelques mando'ade de son âge et proches de son expérience. Comme le jeune corellien aimait se perfectionner et progresser, je fus ravie de constater qu'il ne déclina pas les propositions de mon père, de mon oncle, de ma tante ou de l'un de mes cousins pour s'exercer avec eux, différence appréciée apparement par eux aussi. Oh, nous étions toujours dans sa tête des sauvages et des tarés, mais il sentait qu'il avait beaucoup à apprendre de nous en terme de combat à armes blanches, au combat de proximité, au tir de différentes portées... et en art martial, les quelques semaines où nous restions régulièrement au campement du clan Skirata.

Par contre, laborieuses furent les leçons du maniement complexe et subtil de la Force et, par la Manda, de la méditation ! Plus impatient que Jonas, il ne tenait pas en place, c'est dire ! Têtu comme une mule, fier comme un coq, chiant à ses heures, taquin à d'autres, sarcastique râleur, propice à l'ennui et à la désobéissance quand cela ne l'intéressait pas, peu versé dans l'érudition pure, sensible à la provocation et rendu intrépide une fois trop titillé... autant de défis à relever qui se présentaient à moi, surtout que bon, j'avais mes propres défauts et limites également et notamment en ce domaine ! Toutefois, il avait aussi de belles qualités à mes yeux, comme sa détermination de beskar, sa fierté en un sens, sa force de caractère, sa curiosité réelle une fois attisée, son pragmatisme, le fait d'être très malin quand il le voulait bien, astucieux, prudent après quelques semaines de remise en route... et surtout, très honorable une fois sa confiance obtenue et sa valeur prouvée. Il était comme une perle baroque, proprement imparfaite... mais attachant à sa manière, avec ses contradictions et ses petits défauts. Je ne voulais pas les nier et les effacer, mais travailler avec pour en faire ses propres atouts, c'était ainsi que Gilad m'avait formée. Bien entendu, je ne cantonna pas Hal au seul campement, il m'accompagna régulièrement dans mes voyages, missions et diverses courses pour le clan Skirata, Corellia ou le Secteur Mandalorien dans la faction Protecteurs. Il eut quelques difficultés initiales pour s'adapter à la vie rurale et à ses charmes, en bon petit urbain qu'il avait été jusque là, surtout la faune à laquelle il ne s'habitua pas du tout et contre laquelle il rouspétait souvent, à mon grand amusement. S'accoutumer au quotidien du clan et à ses activités n'a pas été évident du tout, mais il a été bien plus respectueux d'autrui et ouvert d'esprit que Jonas. Combien de fois ne l'avais-je pas entendu maugréer à l'aube, les yeux cernés de fatigue les premiers temps, contre les feulements des loups et les incursions d'insectes vrombissant trop près de lui. Toutefois, à force de patience, de cohabitation et d'un brin de fermeté, j'ai pu noter des progrès encourageants et croissants que je ne fis rien pour ralentir, je pus obtenir enfin son respect et je dirais même qu'un début de complicité commençait à poindre, lentement mais sûrement.

Au fil des années, quatre pour être plus précise, j'affûtai ses talents au sabre-laser et l'instruisais sur la fabrication de ceux-ci comme il était bon bricoleur, aspirant à lui transmettre le maniement mes acquis et mon expérience d'Hypernaute. Je lui appris aussi le port d'une armure lourde - standard, pas forcément mandalorienne espèce de médisants ! - progressivement et laborieusement. Sans devenir un mandalorien - je ne comptais en aucun cas le lui imposer, cela restait un choix volontaire et individuel dans notre culture - je réappris avec lui la patience tout en la lui inculquant davantage. Je ne pus jamais résoudre pleinement le problème du manque d'intérêt pour l'érudition - le partageant en partie - mais je tâchai de lui faire découvrir différentes choses diverses et variées sans les lui imposer en rusant quelque peu au besoin, notamment en titillant sa curiosité pour que ce soit lui qui me pose les questions et pas l'inverse et ainsi qu'il s'intéresse au sujet par lui-même. Je lui transmis les anecdotes que ma mère et que Gilad m'avaient raconté et celles que je connaissais personnellement, souvent les plus croustillantes. Au contact du clan et en ma compagnie, il finit ainsi par apprendre quelques petits tuyaux pour bien s'intégrer en tant que mon protégé et ami du clan, acquérant en quatre ans un bon parler et une bonne compréhension du mando'a sans être totalement bilingue... et avec un accent corellien tenace, aussi. Au moins pouvait-il s'orienter, s'intégrer sans avoir besoin de mon aide et préserver ainsi son indépendance. Assurément, malgré ses défauts et son sarcasme, il fut et demeure ma plus grande fierté.

Bien que je le lui dissimulai de mon mieux, j'eus peur pour la relation de tuteur et d'amie que j'essayai de tisser avec lui en +999 ABY, alors que j'avais trente-quatre ans et lui venait de fêter ses dix-sept ans. En effet, je reçus un appel de Corran m'annonçant que le grand-père du jeune homme, très malade, convoquait celui-ci sur Corellia afin qu'il hérite la gestion de l'entreprise familiale, la Horn Aeronotics Compagny. La pression fut plus grande encore que s'il refusait, ce serait son oncle - le même qui avait tenté de le faire assassiner, pour rappel - qui récupèrerait les rênes de l'influente compagnie. Malgré mes réticences, je fis mon devoir, transmis la nouvelle à Hal et en moins de temps que pour le dire, nous préparâmes en urgence nos affaires pour un départ précipité en direction de Corellia. J'essayai de mon mieux de donner le change et de détendre mon jeune ami au cours du voyage, mais ce n'était pas évident d'être très loquace quand vous aviez en réalité le moral dans les bottes... et que vous partagez mon manque pathologique de talent dans le bluff et le mensonge. L'atmosphère fut un peu pesante alors que j'essayai de ne pas y penser en me concentrant sur la Navigation, mais je me souviens des pépiements soucieux de X3 qui n'aimait pas l'ambiance lourde inhabituelle. Mais je m'efforçai de sourire quand même, tâchant de me convaincre que ce serait sans doute le mieux pour lui et c'était une bonne nouvelle en soit : la situation était assez sûre désormais pour qu'il puisse se passer de ma protection, et de celle du clan par dérivation, et ainsi rejoindre les siens et reprendre en main son avenir. Il avait récemment été en mesure, sous ma supervision, de construire son premier vrai sabre-laser de ses propres mains, avec un cristal bleu que nous avions été chercher sur Illum, comme moi avant lui. Il était doué et persévérant, je voyais bien qu'il avait été sous les bons soins de Gilad en tant que pré-formation d'Éveillé, et il avait du potentiel.

À l'une des périodes où j'étais supposée dormir - comme on se relayait pour atteindre notre destination le plus rapidement avec le moins d'arrêts possibles - j'avais verrouillé l'accès à ma cabine pour inspecter le contenu d'une mallette que j'avais préparée il y a quelques temps plus tôt. Je ne pensais pas que j'aurais à potentiellement la lui donner aussi tôt, mais si cela devait être ainsi, autant être préparée. Le tout étant en ordre, j'avais rangé la valise dans l'un des compartiments secrets de ma cabine, son contenu sécurisé avec soin. Le sommeil m'ayant fui, je me suis consolée avec une Stase de Force, ou méditation profonde pour régénérer mon corps et mon esprit presque aussi bien qu'en dormant en beaucoup moins de temps. Étais-je condamnée à ce que tous mes Aspirants me tournent le dos avant même de finir leur formation ? Cette seule pensée me serrait le coeur, et je pestais en silence de m'attacher autant à autrui, à croire que je n'apprenais pas toutes les leçons de mes erreurs passées.

J'ai toujours été mauvaise pour les au-revoir, souvent je les écourtais autant que possible. Et je n'eus pas le coeur de lui dire les conditions qui m'avaient été imposées lors de ma dernière discussion une fois sur place, le gamin étant pris en charge par l'un des hauts cadres de la HAC en attendant. Malgré mes propositions de poursuivre la formation du "petit" - j'estimai qu'il pourrait être prêt d'ici deux-trois ans, au vu de sa progression - bénévolement et d'adapter mon emploi-du-temps pour être en mesure de demeurer sur Corellia en ce but, son obstiné aïeul insista pour que ce soit un Navigateur, que dis-je un Hypernaute "100% corellien" qui termine la formation de son cher petit-fils, quelqu'un en qui le vieux avait pleine confiance. Et il me moucha toute protestation en sélectionnant l'une des personnes que je respectai le plus : Gilad, mon ancien tuteur. Pas plus ravi que moi d'ailleurs, de ce que je compris de notre échange mental à l'insu du vieux, il avait bien vu la complicité entre Hal et moi, mais c'était ça ou contraindre Hal d'arrêter tout bonnement sa formation d'hypernaute. Il ne voulait pas d'une "50% corellienne" et mandalorienne qui plus est, et, je ne sais comment ce... désagréable personnage avait été informé, qui avait été lâchée par son premier Aspirant à mi-parcours. Ni Corran ni Gilad n'avaient apprécié cette attaque en traître alors que j'avais protégé, formé avec grand soin Hal gracieusement et en un sens éduqué comme l'un des nôtres, mais la dague verbale avait frappé en plein coeur et triturait une vieille blessure encore lancinante. J'avais compris la menace muette : soit je me retirai, soit il ferait tout son possible pour me distancier et pour me décrédibiliser auprès d'Hal en lui reportant cette vieille histoire. Je tenais trop au gamin et à son bien pour prendre ce risque, ce pourquoi je me résigna à contrecoeur même si je ne pus retenir une pointe verbale pour lui faire comprendre que j'aurais la mémoire longue concernant ce... désaccord. Gilad avait essayé de me faire changer d'avis, je forçais un sourire pour lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas mais que la situation était sans issue. Je les laissai s'entretenir avec Hal par la suite, ma fierté blessée et le moral dans mes bottes derrière ma façade calme et sereine, et je m'abandonnai corps et âmes à effectuer la maintenance mécanique de mon vaisseau pour m'occuper et me distraire. Ne vous trompez pas, je ne diabolise le vieux bouc : en homme d'affaire, il devait avoir vu d'un mauvais oeil l'influence que j'avais sur Hal et voulait ramener celui-ci dans les traditionnelles moeurs corelliennes des hautes familles - d'hypocrites, que Corran me pardonne - et je dois lui reconnaître que son charisme le rend redoutable négociateur très bien informé. En rationalisant de mon mieux, je me persuadai tant bien que mal sur une réflexion que je m'étais faite récemment : bientôt, je n'estimai n'avoir plus grand chose à apprendre à Hal tant il avait progressé, même si mes proches me contredisaient. C'est pourquoi je préférai me résigner - pour le bien du gamin, sinon je me serais entêtée jusqu'au bout - et barricader mon esprit et mon coeur une fois de plus.

Hal n'avait pas fini de me surprendre toutefois. Alors que je l'attendais sur le quai du spatioport dans l'optique de discuter avec lui une dernière fois et de quitter les lieux rapidement, il s'étonna de me voir prête à partir et... marqua son net refus de l'arrangement "à l'amiable". S'ensuivit alors une conversation d'abord très inconfortable - je ne suis pas douée pour les au-revoir et je n'ai pas beaucoup de tact diplomatique - puis plus vive alors qu'Hal refusa net de prendre la mallette que je lui tendais pour saisir plutôt mon avant-bras d'une poigne dont je lui ignorais la force, me répliquant droit dans les yeux deux points très clairs : primo, il comptait bien poursuivre sa formation et secundo, que je resterai sa mentor. Ce fut la seule et unique fois où il parvint à me déstabiliser, et je remarquai plus encore à quel point il s'était aussi aguerri sur le plan humain. Son talent pour la négociation m'impressionna quand j'appris qu'il avait tenu obstinément tête à son grand-père pour atteindre un compromis qui conviendrait aux deux partis : il acceptait d'être l'héritier de la HAC, à la condition d'agir pour celle-ci en tant qu'Adjoint le temps d'être suffisamment expérimenté pour en être le PDG, et en ce but en confier les rênes temporairement à l'homme de confiance commun à son aïeul et à lui, Corran, sous la tutelle de qui il acceptera de se former sur la gestion et le management de l'entreprise... et à la condition de pouvoir poursuivre sa formation à mes côtés. Je dois reconnaître qu'il me prit de court, et il me fallut quelques secondes pour me ressaisir et d'accepter avec un sourire sincère et chaleureux qu'il m'accompagne. Nous restâmes quelques jours sur place pour planifier la nouvelle organisation - je m'arrangeai avec Corran en tant que co-tuteurs du jeune homme - et j'acceptai en retour de faire mon possible pour accroître la fréquence de nos visites sur Corellia pour faire un suivi, hébergée par un Corran ravi par la perspective de se voir plus fréquemment. Je dois admettre que cette conséquence n'était pas pour me déplaire ! Peu après, notre relation tutrice-élève avait repris sa vigueur passée, et je crois même que l'épreuve eut l'effet imprévu d'approfondir notre lien. Et de me confronter à un fait : je m'étais attachée au gamin, avec une affection presque maternelle, bien que je fis mon possible pour garder sous silence ce fait afin de ne pas prendre le risque d'endommager notre complicité. Comme pour le contenu de la mallette qui demeure encore de nos jours dans ma chambre à Kirymorut, dans une cache bien dissimulée, le moment propice n'était pas encore venu.

Beaucoup de choses advinrent en une demi-décennie, qui nous eurent un impact plus ou moins fort sur nos vies et notre quotidien, mais je ne pourrais pas tout vous raconter sans vous retenir encore une semaine ! Maman commença à me mettre la pression en me rappelant avec légèreté que j'étais toujours célibataire et surtout pas encore mère. Ça avait le don de me mettre en rogne à une de ces vitesses... c'est fou ! Même quand je contestais en disant que j'avais déjà fort à faire en tant qu'Hypernaute et surtout la formation d'Hal, mes buir n'en démordaient pas pour me taquiner et Alan en rajoutait une couche en me faisant remarquer que je me comportais presque de manière maternelle avec Hal, comme s'il était mon fils adoptif. J'avais beau le nier avec force, il restait bloqué sur ses positions si bien que je ne savais pas vraiment qu'en penser... si j'étais un peu moins de mauvaise foi, je lui aurais peut-être concédé ce point. Mais je restais encore blessée et refroidie par l'expérience Jonas, ce pourquoi de nos jours encore je n'ai pas encore pris ce problème par les cornes pour clarifier les choses avec mon Aspirant. Cette hésitation ne me ressemblait pas, et cela me frustrait parfois vraiment beaucoup de ne pas me comprendre moi-même, je ne suis pas aussi compliquée d'ordinaire. Et puis, ils ne savent pas que j'entretiens une relation discrète avec le cadre d'entreprise de la HAC, Corran Derrick, que j'avais rencontré des années plus tôt, officiellement un "vieil ami" alors qu'en vérité nous étions amants depuis quelques années. Juste que nous sommes discrets, et il a bien fallu à Hal deux ans pour apprendre la vérité par vécu direct. Corran sait ce que j'ai traversé vis à vis de Jonas et de la frayeur de l'attachement que j'en avais développé et demeure d'une patience incroyable à mon égard et d'une loyauté telle que je me demande ce que j'ai fais pour mériter cet homme. Je verrais bien où cela nous conduira, mais pour l'instant je ne me sens pas encore prête à m'engager sur une union conjugale et je tiens encore à ma liberté.

À l'heure du premier millénaire après la Bataille de Yavin IV, j'admets avoir un carnet de contrats de courses assez rempli pour assurer une partie du commerce et des relations entre le Secteur Mandalorien "Protecteur" et la Corporation Corellienne, voyages qui pour la grande majorité sont effectués avec la compagnie de mon Aspirant déjà bien aguerri, Hal, alors que notre lien s'approfondit avec les années et ce malgré mes efforts inconscients pour retarder cette progression. Je vois d'un mauvais oeil les actions du Death Squadron, de ces maudits Croisés, qui ruinent notre réputation sur le plan commercial et diplomatique auprès des autres grandes factions galactiques, ce qui complique nos affaires. J'ai déjà toutefois suffisamment à faire avant de penser à m'engager dans le corps du Dha Verda Werda - "Guerriers de l'Ombre", en basic - activement pour la faction Protecteurs, bien que je répondrai à l'appel de la Mand'Alor Ca'tra Ordo au moins pour venir écouter ce qu'elle avait à dire, si elle venait à nous convoquer. Mais peu importe la nature de la menace, je la confronterai sans peur, beskar'gam sur les épaules, sabre-laser ou besk'ad au poing, aux côtés d'Hal et des miens.




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MessageSujet: Re: Ruusan Skirata Dim 5 Fév - 23:49
▬ Fiche d'identification de droïde
IDENTIFICATION

DÉSIGNATION • R4X3
SURNOM(S) •  X3
MONDE DE CRÉATION • Mandalore (Réactivation)
EN SERVICE DEPUIS  • 60 ans (Estimation)

MODÈLE • R4 Rétro-design (Industrialisé vers 900 ABY)
TAILLE • 0,96 mètres
GENRE • Masculin
MATÉRIAU MAJEUR • Duracier

ASPECTS TECHNIQUES


FONCTIONS PRINCIPALES • Assistance au Pilotage - Réparation - Piratage Informatique

ARMEMENT INTÉGRÉ • Pince électrique (x1), Scie circulaire (x1),

SYSTÈMES AUXILIAIRES • Processeur Intellex XVI (x1), Détecteur électromagnétique, mouvement et chaleur (x1), Senseur vidéo (x1), Pince de connexion informatique (x1), Enregistreur/Projecteur Holographique (x1), Compartiment de stockage (x1), Extincteur (x1), Pointeur laser (x1), Propulseurs (x2),  

ANNEXES


AFFILIATION • Secteur Mandalorien ~ Clan Skirata
PROPRIÉTAIRE • Ruusan Skirata

TRAITS DE CARACTÈRE • Têtu - Loyal - Serviable - Fiable - Débrouillard - Sincère - Fier

° CODAGE PAR DITA | EPICODE °





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