Star Wars Fracturae

Forum RP Star Wars se déroulant 1000 ans après la Bataille de Yavin
 
AccueilFAQRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Samariana Jolcyon
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Base de données :: Identification :: Registre des Fiches Évaluées :: Fiches Validées
avatar

Feuille de personnage
Alignement: Neutre-Lumineux
Âge: 32 ans
Armes: Sentinelle
Aurodium [Sentinelle]

Aurodium [Sentinelle]
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 38
Date d'inscription : 19/11/2016
Localisation : Corellia, à la base ou sur le terrain
MessageSujet: Samariana Jolcyon Dim 27 Nov - 21:36

▬ SAMARIANA JOLCYON
IDENTIFICATION

NOM • Jolcyon
PRÉNOM •  Samariana
SURNOM(S) •  Sam, Fesses de fer et Poitrine de fer (Grivois), Piaf de fer (Valin), Gueule Cassée

SEXE • Féminin
ESPÈCE • Humaine
ÂGE •  32 ans
MONDE D'ORIGINE • Corellia

GROUPE(S) • Corporation Corellienne
RANG(S) • IV ~ Aurodium (Programme Sentinelle)

NOM DE LA SENTINELLE • Iron Bird (« Oiseau de fer »)
NOM DE L'IA • ALICIA

DIVISION DE COMBAT • Distance (DIS)
SPÉCIALITÉ • Sniper (SNP)

ÉLÉMENT DE PERSONNALISATION • Module de propulsion aérienne de forme ailée.

 
PROJECTION HOLOGRAPHIQUE


Ouverture du dossier DIS-0087-343, concernant le sujet Samariana Jolcyon. Le sujet concerné est répertorié comme d’espèce humaine et de sexe féminin, de santé irréprochable jusqu’à ce jour. Sa hauteur de taille est évaluée à un mètre soixante-quinze, tandis que son poids est estimé à environ soixante-dix kilos, davantage en terme de masse musculaire qu’en masse graisseuse excessive. Son visage est de forme ovale assez commune chez l’espèce humaine et ne se distingue guère sinon par des traits plutôt harmonieux et souvent assez stricts. Sa capillarité est de teinte rousse naturellement, dans une masse plutôt épaisse et raide de nature, qui semble être coupée au carrée et coiffée avec grand soin par la personne concernée. Le sujet ne se distingue en revanche pas par une stature exceptionnelle de résistance, et son ossature moyenne lui permet de rentrer dans les critères exigés par l’armée fédérée et surtout par le programme militaire des Sentinelles. Ses formes féminines ne sont pas caractérisées comme proéminentes, bien que cette information ne soit que d’une importance mineure de l’ordre du détail identitaire et que le sujet soit perçu comme une belle femme capable d’attirer l’œil de ses congénères masculins en manque de relations extra-professionnelles.

On relève sur la surface du corps du sujet plusieurs cicatrices, certaines plus récentes au cours d’opérations du projet Sentinelle et d’autres plus anciennes datant de ses états de service en tant que sniper d’élite de la CorSec. Le derme du sujet est de teinte plutôt claire et d’épaisseur moyenne par rapport aux membres de son espèce, de son âge et de son sexe, et ses appendices digitaux naturels sont de nature fine et assez délicate, et bien que rendus plus secs et rugueux par les années de service militaire, ils sont capables d’utiliser des instruments délicats comme des fusils-sniper à défaut de savoir manier les armes blanches et notamment les armes et l’artillerie lourdes. Quant aux yeux du sujet étudié, ils sont caractérisés par leur couleur verte, aux nuances émeraude selon la luminosité, assez peu commune auprès des membres de l’espèce humaine. En dépit de son apparente délicatesse, de sa force physique relative et de son endurance amoindrie au combat à mains nues, le sujet DIS-0087-343 a été instruit au niveau de la maîtrise dans les aptitudes des arts martiaux, et sait mettre à profit au besoin son agilité et sa souplesse au combat en cas d’ennemis en combat de mêlée imprévu pour se défendre de son mieux avant de se replier au plus tôt.

Au niveau de l’apparence vestimentaire du sujet, il a été rapporté que celui-ci est le plus souvent revêtu de l’uniforme réglementaire des unités du Projet Sentinelle, à savoir à dominante de bleu-nuit serti de blanc, les cheveux souvent attachés en chignon afin qu’ils ne la dérangent pas au cours du pilotage de sa Sentinelle et de lui prêter un air plus sévère et autoritaire. Le reste du temps et en civil en revanche, le sujet a déjà été aperçu avec une chevelure détachée, coupée au carré ou encore réunie en une simple et rapide queue-de-cheval basse. Au cours des rares soirées auxquelles elle a dû prendre part, ceux-ci ont pu être rassemblés en une simple tresse et le sujet a été vu revêtu plusieurs robes de soirée aux styles divers, souvent classiques et sobres, et au panel de couleurs varié bien que souvent uniformes ou épurées. Lors de rares permissions civiles, le sujet a pu revêtir des tenues élégantes bien que confortables, comme des tailleurs, des chemises associées à des pantalons en tissu, des jupes courtes et des chemisiers, principalement. La nature des chaussures est également très variée, allant des chaussures à talons, aux baskets confortables, aux bottes militaires et jusqu’aux bottes de voyage sans prétention.


 
ARMES ET ÉQUIPEMENT




N’étant pas une unité de combat au sol à proprement dite, l’officier Jolcyon ne dispose pas d’un grand panel d’armement sur elle. En effet, celui-ci se limite à un blaster de service, à un sniper d’élite lui étant resté attaché après ses services auprès de la fédération… et à ses pieds et ses poings pour quelques techniques d’art martial en cas de grande nécessité. Concernant l’équipement annexe, celui-ci se concentre sur les outils utilitaires élémentaires en cas de survie et d’urgence tels qu’un comlink professionnel, un communicateur personnel, un lance-grappin à air pressurisé, des rations de survie, et une très élémentaire et petite trousse de premiers soins. Les seules protections qu’elle porte sur elle en cours de mission ne sont qu’une combinaison intégrale standard de sentinelle en plastacier, un casque de pilotage laissant son visage à découvert tout en protégeant une bonne partie de sa boîte crânienne, des gants et des bottes de pilotage, portant les insignes du Projet Sentinelle et du rang dont elle est dotée, à savoir le quatrième et plus haut échelon des unités du Projet : l’écusson Aurodium. Il distingue les deux pilotes les plus expérimentés du Projet et en mesure de remplir leurs fonctions et responsabilités de commandants opérationnels des Sentinelles, qui ne répondent qu’au seul Commandeur des Forces Corelliennes (à la seule et unique exception du Directeur du Projet Sentinelle, dont ils sont tous deux les seconds en terme de commandement stratégique).

En revanche et comme tout pilote du Projet Sentinelle, le sujet porte dans son cerveau un implant neural, qu’il gardera pour le restant de ses jours sinon en cas d’endommagement de l’appareil. Cet outil permet en effet la coexistence entre le sujet volontaire et l’Intelligence Artificielle à laquelle il est associé, et occupe la fonction d’interface permettant l’interaction mentale de l’entité cybernétique et de l’être vivant concerné. Par le biais et la coopération de l’IA associée il leur permet d’avoir accès à une base de données personnelle, d’établir une connexion avec l’holonet.  L’efficacité de ces interactions dépend toutefois en grande partie de l’entente entre le sujet et son Intelligence Artificielle personnelle, ce qui dans le cas de l’officier Jolcyon opère sans grande difficulté au vu de sa bonne relation avec celle lui étant associée, ALICIA.

Nous passons désormais au second élément essentiel au combat du sujet : la Sentinelle lui étant associée, répondant au matricule DIS-0087-348 et à la désignation d’Iron Bird – « L’Oiseau de Fer » en langue basique galactique. Renforcée dans un alliage en phrik comme toute unité de rang Aurodium. De relativement petite taille du haut de ses deux mètres, elle est d’apparence extérieure humanoïde, et son armure est peinte en grande partie avec une teinte blanc-gris avec quelques nuances bleutées, telles que les parties légèrement renforcées tels que les holsters de ses blasters, la partie supérieure de ses gantelets, son torse, ses jambières et les ailerons de son casque protégeant les systèmes de communication de la machine. La visière en forme d'yeux cybernétiques bleus protège les systèmes d’observation et de détection de la machine de combat, tandis que le torse sous sa carapace plus épaisse garde le cockpit d’où commande la pilote Jolcyon, éclairée d’un simple cercle de couleur bleutée quand la machine est activée. Les épaulières sont de la même teinte rose-rouge, et les membres digitaux de la machine de combat sont d’une sobre couleur noire. Les jambes fines et le gabarit plutôt élancé de l’appareil de combat lui offre plus de célérité, d’agilité, de légèreté et de maniabilité mais amenuisent ses capacités de résistance physique et de force physique pure, la rendant plus vulnérable que ses congénères contre leurs opposants au combat rapproché. Son originalité particulière repose en la présence de deux grandes et puissantes modules de propulsion énergétique aérienne de forme ailée, aux bases d’une couleur gris-clair aux minces et longs prolongements, protégeant les circuits délicats des appendices dorsaux qui s’illuminent de nuances bleues-vertes quand elles sont activées sous l’éclat des circuits et connexions cybernétiques, étant sinon d’une simple et usuelle couleur gris clair.

Comme pour toute Sentinelle, la pilote a dû faire une sélection d’armes et de modules parmi ceux proposés par le Programme, en dehors des fonctions de base que sont l’émission de cartes élémentaires du terrain, de communiquer par des liaisons internes, d’afficher en temps réel les positions des alliés, des ennemis, des civils et des inconnus, et de repérage et scanner les attributs ennemis de manière très sommaire. La machine, conformément aux préférences indiquées par sa pilote et propriétaire, est équipée d’un fusil-sniper aux tirs énergétiques concentrés de manière à être en mesure de se confronter aux protections et vagues ennemies, de deux blasters équilibrés à la main de la machine en mesure de tirer plusieurs salves de tirs rapides sans avoir la puissance de l’artillerie lourde, un réticule de visée pour augmenter la précision de ses tirs et un dispositif de camouflage qui, toutefois, ne masque aucunement la masse physique de la machine et peut-être déjoué par la Force – détection du pilote – ou par une vision thermique pour la même raison. Gourmand en énergie, elle ne peut pas faire grand-chose quand elle l’emploie et ne peut que difficilement se mouvoir discrètement sur terre, malgré son relatif silence une fois postée dans les cieux en recherche et traque de sa ou de ses proies. Ainsi, de niveau Aurodium, IronBird a l’équipement et surtout l’expérience nécessaire pour se frotter à des cyborgs, méta humains et disciples obscurs de la Force d’un solide niveau, sans pour autant évidemment être en mesure de vaincre les plus grands maîtres et ce encore moins seule.



 
DOSSIER PSYCHOLOGIQUE


Ouverture du sous-dossier comportement et psychologie de l'officier de matricule DIS0087-343. Il a été confirmé auprès du sujet et après observation de l'humaine concernée que les valeurs corelliennes occupent une grande importance et sont très implantées dans la mentalité de la concernée, conséquemment à une éducation familiale stricte. La colonel Jolcyon est définie comme un être plutôt sociable par ses anciens supérieurs, son chef et ses pairs, mais sans excès pour autant. Très intelligente, elle n’a pourtant pas semblé obnubilée par son seul travail, s’accordant quelques loisirs sans négliger pour autant son travail et ses responsabilités. La corellienne a été décrite comme sertie d’un fort caractère, et comme forte partisane de la méritocratie au sein du Programme Sentinelle, n’accordant d’éventuelles promotions en accord avec le Directeur que si les heureux élus ont fait montre de leurs talents, compétences, bon comportement… en somme, faire preuve de leur mérite. Elle est estimée comme incorruptible et ressent un profond mépris envers les parvenus, les paresseux et ceux faisant preuve d’un manque tacite de coopération. Un trait de caractère assez prononcé chez le sujet étudié concerne l’ambition. En effet, la trentenaire prête une grande importance au fait qu’elle doive perpétuellement faire ses preuves, à elle-même comme à son père récalcitrant à ce qu’elle intègre le Projet Sentinelle, et a toujours aspiré à devenir la meilleure dans le domaine dans lequel elle évolue, tout d’abord dans les unités sniper d’élite des forces corelliennes puis dans le Projet Sentinelle.

L’officier Jolcyon a également été décrite par ses formateurs comme quelqu’un empli d’une très grande assurance en elle-même et en ses capacités, bien qu’elle en respecte les limites. Un autre grand trait de caractère concerne sa droiture en tant que femme et en tant qu’officier, qui porte beaucoup d’importance au fait de rester droit dans ses bottes. Toutefois, elle est en mesure de relativiser certaines choses et capable de s’accorder quelques moments de relaxation. Le colonel est également décrit comme une bonne formatrice, capable d’être équitablement juste et strict selon ce que la situation exige, ainsi que de donner des secondes chances si elle a de bonnes raisons de le penser pertinent et si elle croit en le potentiel de la personne concerné et en ses marges de progression comportementale ou sur l’efficacité au combat. De même, elle encourage les activités ludiques en groupe entre plusieurs exercices et tests plus rigoureux et exigeants, mettant à l’épreuve l’esprit d’équipe et la solidarité entre les unités du Programme Sentinelle, rappelant souvent que leur Projet opère plus souvent en binômes de Sentinelles qu’en escouades nombreuses, et que ces duos perdurent le plus souvent tout au long de la carrière. Ainsi, en tant que responsable de la division DIS et superviseur des sous-divisions SNP et ECL, elle a été décrite de manière synthétique avec l’expression suivante : « Main de fer dans un gant de velours ».

Femme forte qui inspire le respect et dotée d’une capacité de leadership indéniable, elle utilise son charisme militaire pour diriger ses unités sur le terrain autant que ses connaissances étendues sur le combat, officier qui n’hésite pas à se rendre sur le champ de bataille quand la menace gronde pour soutenir les hommes et femmes sous son commandement. Bien que spécialisée dans la sous-division SNP elle oeuvre beaucoup en coopération avec le partenaire avec lequel elle est associée depuis plus d’une décennie et lutte fermement contre l’individualisme excessif. Si elle n’interdit pas les bonnes initiatives, elle condamne strictement les unités qui veulent jouer aux solitaires sur le terrain, rappelant qu’il ne sert à rien de vouloir jouer au héros et qu’il est essentiel de privilégier l’esprit d’équipe, non seulement avec l’IA mais aussi entre Sentinelles. Jolcyon ainsi commente assez sèchement que ceux qui jouent les héros ne font jamais long feu dans le Programme Sentinelle… avant de finir en tas de ferraille et de chair pourrissante démantelés. De nature très logique, elle sait faire preuve de modération et respecter ses propres limites. L’officier a été aussi qualifiée de pragmatique dans sa manière d’être et de décider… à la seule et unique exception qu’elle tend à vouloir sauver ses unités autant que possible, parfois en hésitant franchement entre la poursuite de la mission ou la sauvegarde des vies des unités sous sa responsabilité.

Elle demeure cependant abîmée par le traumatisme du massacre face au métahumains de +990 ABY, faille psychologique que surveillent avec attention ses homologues et le Directeur. En outre, l'effet secondaire de sa synchronisation avec ALICIA tend à la rendre plus implacable et plus téméraire. Malgré son état de corellienne, elle supporte mal l'alcool et n'apprécie pas trop le transport hors Sentinelle, que ce soit dans les airs ou stellaire. Au corps à corps, elle n'excelle pas vraiment et ne tiendra pas longtemps, et l'officier démontre une impossibilité notoire à manipuler des explosifs ou des armes lourdes.


 
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE



ALICIA est caractérisée par ses pairs comme une très jeune Intelligence Artificielle, programmée et conçue récemment par les ingénieurs et scientifiques de la corporation. Curieuse comme personne, sertie d'un enthousiasme débordant, elle est autant ravie de partir en mission avec "sa" Pilote que de discuter mentalement avec la trentenaire corellienne. En effet, elle est également très bavarde et parfois insouciante, toujours partante pour apprendre de nouvelles choses sur les êtres vivants et pensants civilisés et sur leurs moeurs et sociétés, s'étonnant de presque tout et n'hésitant pas à poser une avalanche de questions à son équipière de chair et de sang. Espiègle de nature et emplie d'énergie à revendre, elle colore le quotidien plutôt austère, mesuré et plutôt strict de Jolcyon. Très sociable et extravertie, elle n'hésite pas à dire tout haut ce qu'elle pense et se plait souvent à commenter et à s'interroger sur les émotions, les paroles et les réactions de Samariana, qu'elle considère quasiment comme une grande soeur sur laquelle veiller... et s'amuser parfois à faire tourner en bourrique à l'aide de questions délicates, par exemple.

La petite IA est également aussi difficile que très possessive vis à vis de sa pilote, qu'elle n'est que très peu disposée à partager et très motivée à satisfaire et à lui prouver qu'en dépit de son "jeune âge", elle est tout aussi intelligente et efficace que ses compagnes plus anciennes. ALICIA a rejeté beaucoup de candidats Pilotes au cours des tests de synchronisation, ne les trouvant pas à sa hauteur, ce qui n'a pas arrangé les affaires des officiers du Programme Sentinelle, avant d'enfin trouver son bonheur en l'ancienne sniper des Forces Corelliennes, la jeune capitaine et volontaire Samariana Jolcyon. Ils en eurent la conviction quand celle-ci, à son réveil, avait repris ses esprits, était tout à fait saine sur le plan mental et psychologiquement stable après le test, ayant la patience et le pragmatisme nécessaires pour cohabiter avec la turbulente ALICIA sans encombres. Leur très bonne entente en surprit plus d'un, étant donné leur différence conséquente de caractères, mais la Pilote impériale et l'IA parviennent à très bien s'équilibrer et à nourrir une bonne relation stable sur la longue durée. Contre toute attente elles tiennent beaucoup l'une à l'autre et coexistent parfaitement. Il est d'ailleurs très inquiétant quand ALICIA devient sérieuse, c'est que la situation est soit très précaire soit très préoccupante, ou que sa Pilote se trouve en situation périlleuse. Elle adore, admire et considère comme une figure maternelle l'I.A. du colonel corellien Valin Kellen, GALATÉA, qu'elle prend régulièrement en exemple, malgré leurs tempéraments aussi radicalement opposés que ne le sont ceux de leurs pilotes respectifs... et coéquipiers mutuels. Certains la trouvent insupportable, Sam pour sa part l'estime amusante et attachante.

Bien qu'elle puisse modifier à loisir son apparence virtuelle, ALICIA choisit presque toujours l'apparence d'une petite fille aux fins et raides cheveux sombres attachés en une petite queue-de-cheval haute, avec quelques mèches libres et une petite frange épaisse recouvrant son front et ne se scindant qu'en son milieu. Son visage de forme arrondie, son sourire malicieux et ses yeux clairs pétillants d'espièglerie reflètent plutôt bien sa personnalité, tandis que ses vêtements plutôt simples s'adaptent à la coupe commune des petites filles. Dans une situation de synchronisation avancée en combat dans la Sentinelle, elle affecte le tempérament plutôt méthodique, logique et réfléchi de sa Pilote en la rendant plus enthousiaste en opération, plus directe et moins emplie d'hésitation dans ses décisions, ses gestes et ses paroles... et l'entrain de l'IA est plus que contagieux, au léger embarras occasionnel de l'officier d'échelon Aurodium vis-à-vis des unités de sa division quand ce léger changement comportemental provoque des répliques... plutôt mémorables !


 
À PROPOS DU JOUEUR



PRÉNOM/SURNOM • Voir Loralei
   SEXE • /
   ÂGE • /

ACTEUR/ACTRICE/PERSONNAGE DE L'AVATAR • Female Shepard (Mass Effect 3)

PERSONNAGE DE LA SENTINELLE • Zilant (Par Aiyeahhs, Deviantart)

   MULTI-COMPTE • Yep (Loralei)
   COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM • /
 
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °




_________________

Couleur RP : #16B84E - Présentation - Dossier militaire - Sphère relationnelle - Rapports
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Feuille de personnage
Alignement: Neutre-Lumineux
Âge: 32 ans
Armes: Sentinelle
Aurodium [Sentinelle]

Aurodium [Sentinelle]
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 38
Date d'inscription : 19/11/2016
Localisation : Corellia, à la base ou sur le terrain
MessageSujet: Re: Samariana Jolcyon Dim 27 Nov - 21:36


Histoire

Enfance & Adolescence (+968 à +984 ABY)

Dans la vie, il faut parfois faire des choix, et parfois ce sont les choix qui vous modèlent jusqu'à la personne que vous êtes à l'instant présent et que vous serez appelés à devenir dans un futur plus ou moins lointain et plus ou moins certain. La colonel "Aurodium" du Programme Sentinelle de la Corporation Corellienne, responsable de la division DIS - Distance - peut en effet être caractérisée par cette simple expression. Que voulez-vous savoir à propos de l'officier répondant au matricule DIS0087-343 ? Ah je vois, obtenir un rapport synthétique mais suffisamment détaillé de son passé et de son parcours. Fort bien, je vais traiter votre demande d'une manière qui, j'espère, répondra à vos attentes et saura vous apporter satisfaction et l'information que vous souhaitiez. L'humaine Samariana Rogriss est née sur Corellia, à Coronet-city, d'une famille affiliée à la grande maison des Jolcyon par le sang de son père, Anton Jolcyon, haut administrateur corellien. Il aurait pu prétendre à un poste hiérarchique plus élevé en raison de ses compétences manifestes, si ses aspirations n'avaient pas été gelées par l'influence de son père qui dans sa jeunesse ne lui permit pas de rejoindre les Grandes Écoles corelliennes en raison d'un précédent scandale familial. Sa mère, Lysa Carden Jolcyon, oeuvrait pour sa part comme avocate dont la renommée est conséquente et n'ayant plus à prouver sa compétence en raison de son expérience.

Si vous le voulez bien, je voudrais interrompre temporairement mon récit pour vous apporter quelques éléments de précision entourant la famille des Jolcyon et notamment quelques précisions contextuelles sur le scandale ayant éclaboussé le doyen de la famille, Kenth Jolcyon. Lorsqu'Arien Jolcyon, patriarche de la famille et surtout grand conseiller de la planète de Corellia, estima avoir atteint un âge suffisamment avancé pour prendre une retraite politique bien méritée, il voulut placer son fils aîné Keneth Jolcyon comme successeur à la digne fonction, organisant en ce but une fastueuse et efficace campagne pour soutenir sa candidature. Le frère cadet Anton étant trop jeune du haut de ses seize ans dut affronter la grande crise qui suivit l'effondrement de l'héritage philosophique et politique de Kenth lorsque que le scandale éclata avec le désaveu public de leur père par son frère aîné Keneth qui déclina cette voie prometteuse pour répondre à l'appel des drapeaux et commencer une carrière militaire. Il ternit ainsi le nom de la famille Jolcyon lorsque les élections furent perdues au profit du plus grand adversaire politique de leur père, qu'il dut ramasser après cette défaite cuisante au terme de sa carrière jusque là sans reproche. Il fallut près de dix à quinze ans pour que cette tâche au prestige des Jolcyon ne puisse être effacée et pour récupérer le même respect de leur pairs lorsqu'Anton. Le père de notre sujet entretint ainsi auprès de l'oncle de celle-ci un complexe d'infériorité doublé de rancoeur fraternelle tenace suite à cette humiliation par l'égoïsme de Keneth, vivant mal les talents innés de celui-ci dont la voie fut nettement plus aisée que la sienne presque sans le moindre effort dépensé contrairement à lui. Il lui reproche encore de nos jours d'avoir choisi la carrière militaire alors qu'un poste de gouverneur lui était presque offert.

Anton rencontra sa future épouse au cours d'une affaire l'accusant d'être l'auteur d'un scandale dont il se savait, en tant qu'haut administrateur, en bonne conscience être pleinement innocent. Désireux d'obtenir à sa cause un bon avocat pour assurer sa défense, la seule personne de haut standing acceptant de répondre à sa demande est la jeune, prometteuse et très ambitieuse avocate Lysa Carden. Celle-ci décida en effet de parier sur lui, suivant ses talents de bon juge des caractères de ses clients en raison de ses facilités à remarquer les mensonges éventuels par simple observation de leur attitude et analyse de leurs paroles. Elle l'avertit toutefois qu'à la moindre entourloupe elle lâcherait l'affaire, suivant son principe d'honnêteté reposant sur deux règles strictes : que le client lui dise tout dans les moindres détails pour qu'elle puisse plaider en conséquence, même si son client est réellement coupable dans l'histoire. Contre toute attente, elle gagna le procès contre un ténor du barreau émergent et innocenta de toute charge son client, Lysa étant admise par la suite au sein d'un cabinet d'avocats prestigieux. Intrigué par les talents et la personnalité caractérielle, indépendante et originale de l'avocate, il invite quelques temps plus tard la jeune femme pour des sorties puis des dîners de plus en plus régulièrement, jusqu'à ce qu'ils deviennent peu à peu amants, puis colocataires et enfin mariés au fil des années qui s'écoulèrent entre tempéraments forts, ayant à coeur l'égalité et la méritocratie.

Ce fut dans ce contexte toujours épineux mais plus apaisé que vint au monde Samariana Jolcyon en l'an 968 Après la Bataille de Yavin IV, dans une famille aux revenus aisés mais n'étant pas à proprement parler noble. Elle fut entourée par des parents aimants qui l'ont poussée aux études tout en lui laissant la possibilité de faire ses propres choix, bien que son père appuyait avec grand charisme et claire réthorique la carrière dont il rêvait pour sa fille aînée et première héritière, à savoir l'intégration aux Hautes Fonctions. Lysa et Anton lui transmirent des valeurs traditionnelles qui restèrent durablement implantées dans la personnalité de leur fille, tandis que sa mère tâchait de l'éduquer de manière à ce que sa fille puisse devenir une femme à la personnalité forte, capable d'être indépendante, de subvenir par elle-même à ses besoins mais aussi d'être épanouie malgré leurs exigences. Samariana fut d'apport une bonne représentante de la catégorie des intellectuels solitaires et absorbés par le soin apporté à leurs études au détriment d'une réelle sociabilité, attisant les foudres, les envies et les railleries de leurs camarades d'âge proche. Au cours de sa scolarité de primaire, certaines choses changèrent toutefois par la rencontre avec un jeune corellien au milieu de vie totalement différent, Valin Kellen, puis sous l'influence de quelques amies rencontrées par la suite. Ceux-ci, à l'initiative notoire du premier, cherchèrent en effet à braver les apparences et les rumeurs pour stimuler l'esprit compétitif de la jeune fille dans des domaines où celle-ci ne brillait pas forcément à l'origine tels que les activités sportives ou encore les jeux et activités collectifs. Le jeune corellien se fit notamment un plaisir de lui faire remarquer qu'elle ne perdrait pas son excellence scolaire si elle se permettait deux ou trois activités de loisir, lui expliquant ainsi pourquoi il arrivait à atteindre un niveau scolaire plutôt bon sans étudier forcément avec grande intensité. Il fallut du temps pour que la très intelligente demoiselle n'admette qu'ils avaient raison et ne relâche quelque peu ses exigences pour s'épanouir et participer davantage dans des activités sociables, où elle acquit pour la première fois le diminutif de "Sam". Il lui montra qu'il était futile de se tuer à la tâche et lui apprit à relativiser de temps à autres, ainsi qu'à chercher à vivre heureuse en s'accordant des petits moments de bonheur et de détente. Cela permit à la jeune fille puis adolescente de s'ouvrir peu à peu à autrui, en ne les percevant plus uniquement comme des rivaux en terme de performance scolaire. Ici se noua peu à peu une réelle amitié entre les deux jeunes gens de milieux sociaux très différents, qui s'entraidèrent pour les études et firent nombre de devoirs ensembles chez la famille de l'un ou la famille de l'autre, de l'école primaire jusqu'à la fin du collège où, leur diplôme de fin d'études secondaires obtenus, leur parcours scolaires et leur rang social les séparèrent en deux écoles militaires différentes : si Samariana put obtenir une école pour la formation des officiers militaires - difficile compromis obtenu avec son père - parmi les plus prestigieuses de Corellia, Valin fut envoyé dans une école plus modeste mais de bonne réputation pour la formation des forces militaires corelliennes.

Mais l'obtention de l'autorisation et de la bénédiction paternelles fut un combat verbal des plus houleux et des plus difficiles à mener contre son père, qui était désespéré de voir la situation d'avec son frère se reproduire des années plus tard avec sa fille : celle-ci ne voulait pas suivre une carrière dans les Hautes Fonctions corelliennes mais souhaitait réellement s'engager dans l'armée, s'opposant à la volonté de son père. Ce n'est que grâce à l'intervention de sa mère Lysa que le désaccord parvint à son terme, celle-ci faisant remarquer à son époux que cela permettrait de rendre sa fille indépendante à la condition que celle-ci fasse ses preuves de sa détermination à performer sur la voie qu'elle avait s'était choisie, et qu'il devait lui laisser la possibilité de décider par elle-même de son avenir. Cela demanda quelques débats animés mais l'avocate obtint raison de son époux, qui à regret et de mauvaise grâce accéda à la demande de sa fille suite à une série de disputes aussi violentes que mémorables, qui ne furent hélas pas les dernières.


Sniper des Forces Corelliennes (+984 à +990 ABY)


Toutefois, les débuts dans l'armée des forces corelliennes ne furent pas tout roses, bien loin de là. Malgré une misogynie moins flagrante que dans les espaces impériaux, il était toujours plus ardu de s'imposer et de se faire une place dans le groupe en tant que femme, notamment quand vous aviez le "malheur" de provenir des sphères aisées de la société et ce même dans une école très bien cotée d'officiers. Sous la perpétuelle pression du couperet du supérieur, qui la renverrait sans autre état d'âme s'il jugeait ses résultats insuffisants par rapport à ses attentes, elle dut puiser dans toute sa résilience et sa force de volonté pour mener à bien les deux premières années, cruciales, d'intégration et de formation à l'Académie militaire des officiers sur Corellia, à Coronet-city.

Physiquement et mentalement, elle dut se rendre solide comme le duracier face aux critiques et aux épreuves toujours plus ardues, même après sa diplomation de l'école d'officiers. Au vu de ses aptitudes et de ses préférences, elle fut assignée à un corps de sniper de l'armée de terre des Forces Corelliennes en tant que sous-officier et plus exactement sergent, et fut affectée au corps des snipers corelliens. Bien que les temps ne permettaient plus de grandes batailles comme à l'ancienne, il y avait toujours des motifs pour convoquer l'armée et notamment pour défendre les frontières et les transports corelliens en tant que premières lignes. Patiente, méticuleuse, assidue, sérieuse, d'une précision remarquable, elle gagna peu à peu le respect de ses pairs malgré son statut de femme au cours d'interventions plus ou moins musclées contre des forces armées de la Lune Noire ou celles plus redoutables encore du Death Squadron, les deux plaies de la galaxie. Sam se souvenait bien de ces années à sillonner les quatre coins du système des Cinq Frères Corelliens pour défendre les frontières contre les assaillants, et elle n'eut guère plus de nouvelles de la part de Valin qu'elle-même n'eut l'occasion de lui en fournir. Au vu du climat familial tendu avec son père, elle refusait de prendre des permissions et ce ne fut que contrainte qu'elle en prit quelques unes quand elle n'avait pas le choix, se sentant bien plus chez elle dans la caserne que dans le domaine familial. Toutefois, pour éviter toute injustice envers sa mère qu'elle affectionnait beaucoup, les deux femmes se retrouvèrent de temps à autres dans Coronet-city pour passer une après-midi ou un jour/deux jours ensemble, échanger des nouvelles. Elle revit également quelques fois son oncle colonel dans l'armée de l'air des forces corelliennes, qui lui apporta son soutien moral et l'encouragea à poursuivre la voie qu'elle voulait suivre, tant qu'elle s'y impliquait pleinement pour honorer sa famille et sa patrie.

Elle affectionnait ce quotidien, qui s'échelonna de ses dix-huit à ses vingt-deux ans. Fière des accomplissements qu'ils parvenaient avec audace à accomplir avec ses équipiers et pairs snipers, malgré leurs agissements solitaires. Les plus charriés à la caserne, mais les plus appréciés sur le terrain malgré le fait qu'ils ne soient pas "en première ligne" en tant que snipers. Cependant, il y eu une opération qui tourna très, très mal une fois alors qu'ils gardaient un monde de la frontière. Un type d'assaillant qu'ils n'avaient pour ainsi dire jamais confronté avec son unité auparavant : des êtres vivants qui avaient des capacités pour ainsi dire métahumaines, mais non-sensibles à la Force. Ils ne purent jamais authentifier la provenance de cette division, mais la bataille en +990 ABY tourna rapidement au carnage de leur côté. Dépassés par des forces qu'ils étaient incapables de contrer, dans l'impossibilité d'appeler des renforts en raison du brouillage des communications, sans "boîte de conserve géante" et sans Navigateur ou Hypernaute sous la main, ils firent de leur mieux pour se battre honorablement jusqu'au bout, espérant que la rupture des communications et le silence de leur base ferait réagir le haut commandement et dépêcher de l'aide. Enragée, elle et ses compagnons tout aussi furieux et impuissants virent s'effondrer leurs camarades d'armes les uns après les autres, alors qu'ils parvenaient difficilement mais implacablement à abattre à distance des cibles ennemies... quand celles-ci n'esquivaient pas leurs assauts ou ne les débusquaient pas pour mieux les tuer. Mais ils étaient des corelliens, et fiers de l'être, donc ils ne comptaient pas baisser les bras et utilisèrent à leur avantage leur connaissance du terrain et leur ingéniosité aussi légendaire que leur culot et leur chance insolente pour ralentir et réduire les effectifs plus nombreux des mystérieux opposants adverses.

Du sang, des cadavres, des frères et soeurs qui s'effondraient, la poussière, les éclats de tirs énergétiques, parfois aveuglants, la foudre, le feu, la glace, des ombres fugaces et mortelles... ces images, pourtant confuses, se gravèrent en lettre de feu dans sa mémoire au cours de la semaine durant laquelle ils se battirent jusqu'au bout en attendant des renforts inespérés, pour honorer leur patrie et venger la mort de leurs camarades d'infanterie. "Pour Corellia" ! Les cris d'encouragement de leur seul général survivant attisait leur courage, malgré les cruelles déconvenues qu'ils essuyaient jour après jour, nuit après nuit. Les systèmes de son armure avaient été grillés par une espèce d'attaque foudroyante incompréhensible, plus rien ne répondait, et les munitions de son fusil-blaster commençaient à s'épuiser, ainsi que ses recharges. La faim et la fatigue harassaient les unités, et ils n'étaient plus que quatre encore en vie, dont deux blessés grièvement et deux blessés... moins grièvement.... sur un bataillon d'une quinzaine de snipers d'élite. Un éclat de shrapnel, complété par une espèce d'attaque flamboyante, avait brisé son casque. Les cheveux mi-longs en bataille, sales, poussiéreux étaient pour certaines mèches carbonisés et poisseux, sa peau terne et encrassée, son armure ravagée mais les yeux verts scintillaient de rage froide et de sourde résolution à se battre jusqu'au bout. Le côté gauche de son visage avait été tuméfié par le projectile et la brûlure, un bandage recouvrant la moitié gauche de son visage, ne laissant voir que son nez et ses lèvres par nécessité, mais d'autres étaient dans un pire état. Garm avait perdu l'une de ses jambes, Han avait perdu ses yeux, Tayna avait perdu l'un de ses bras et était inconsciente, Reid avait été grièvement brûlé au torse, recouvert sous des bandages imbibés de bacta et pouvait difficilement se déplacer et respirer. Elle se souvenait encore de sa respiration sifflante, presque insupportable à la longue. Garm et elle tenaient pourtant encore la position pour protéger leurs camarades, comme eux l'auraient fait à leur place au vu du code d'honneur en vigueur. Ils en descendraient le maximum qu'ils pourraient, de ces raclures ! Les renforts vinrent pendant la nuit. Elle se souvenait encore du grésillement du communicateur professionnel, qui acceptait enfin de fonctionner. Des sons de moteurs en approche, puis de celui des tirs, qui ne provenaient pas en face d'eux, qui ne les touchaient pas mais frappaient à l'horizon proche. Les yeux plissés et le sniper armé de ses dernières cartouches d'énergie, la dernière chose dont elle se souviendrait est l'apparition de colosses de métal, et notamment un faisceau de lumière presque aveuglante qui était braqué sur eux. Les renforts tant espérés étaient enfin arrivés. "Pas trop tôt", avait été sa première pensée.
"Gueule Cassée" (+990 à +991 ABY)


"Les Gueules Cassées", c'est ce qu'ils étaient aux yeux de l'Holonet corellien, les seuls rescapés d'un bataillon complet des Forces corelliennes de l'armée de terre. Discours mielleux autour tantôt de ces braves, tantôt de ces défigurés par le front, de la part de fils et filles de grands industriels qui ne comprenaient rien aux réalités du terrain. Ils avaient été ramenés en urgence vers Coronet city, alors qu'on s'inquiétait du prognostic vital de deux des cinq survivants, et au vu de leur état psychologique, on avait considéré plus sage de leur autoriser une courte période de repos et de convalescence sous supervision hospitalière, loin de la presse avide de détails croustillants, pour se remettre d'évènements sur lesquels de nombreuses ombres et interrogations se trouvaient encore. Les heures s'étaient écoulées, sans aucun des trois "à peu près en bon état" des Gueules Cassées ne s'adresse la parole et sans qu'ils ne prononcent le moindre mot après être rentrés de l'enfer. L'hôpital militaire, des heures et des heures durant, avant l'opération de reconstruction faciale complexe pour éviter que des dommages irrémédiables n'aient été causés à la mâchoire, puis l'immersion dans le bacta, si longue et pourtant indéterminée, à dormir sous les sédatifs puis à être prisonnière de ses pensées et de ses souvenirs.

On les plaça dans une même salle, tous les cinq, une fois que les deux plus grièvement blessés furent tirés d'affaire et réveillés. Han serait prochainement greffé de nouveaux yeux, sur lesquels il ne voulut aucune amélioration sinon la capacité de voir et qu'ils soient le plus naturels possible. Tanya se ferait greffer également une prothèse artificielle pour son bras, Garm une prothèse pour sa jambe, tandis que Reid, le plus lourdement blessé, devrait demeurer en hoverchair quelques mois et subir un suivi hospitalier fréquent le temps que ses organes se remettent de la blessure. Pour sa part, malgré les efforts de la chirurgie de reconstruction et du bacta, elle en garderait des cicatrices indélébiles sur la joue gauche, comme des lignes du feu d'enfer sous lequel ils avaient lutté, qui couraient de son oreille jusqu'à près de ses lèvres sur le côté senestre. Malgré les lourdes pertes et le traumatisme engendré, cette épreuve avait tissé entre eux cinq des liens de frères et soeurs d'armes, impossibles à briser. Ils furent débriéfés, collectivement et individuellement, concernant ce qui était advenu, mais l'émissaire de l'état-major semblait avoir du mal à croire leur récit, bien que chacune de leur version concordait et s'emboîtait avec les autres. On les mit sous pression pour leur arracher une vérité qu'ils s'évertuaient à leur donner, leur répliquant souvent que les halosiens niaient toute implication de leur Dragons et qu'il n'y avait aucune preuve matérielle des faits, en dehors de leurs paroles et de leurs souvenirs. Cela agaça Samariana fortement, mais ils eurent beau faire leur possible, on eu du mal à juger crédible leur version des faits. Elle soupçonnait que certains hauts placés voulaient étouffer officiellement cette affaire, en raison des conséquences diplomatiques désastreuses qu'elle pourrait avoir dans tous les cas, mais elle ne put jamais en avoir la certitude.

Dès leur sortie de l'hôpital militaire, leurs camarades désireux de soutenir moralement leur offrirent une sortie dans leur cantina habituelle entre militaires, afin de les distraire et pour certains de grappiller quelques informations sur ce qu'il s'était passé. Elle ne se souvenait pas beaucoup de cette soirée, sinon qu'elle avait consommé beaucoup de brandy corellien pour tenter d'oublier et s'était enivrée, tout comme plusieurs militaires d'ailleurs. Vaguement elle se rappelait qu'elle avait été surprise quand un militaire enivré avait essayé de profiter de son état affaibli mentalement, psychologiquement et moralement pour l'amener à l'écart et passer une "bonne soirée", et qu'elle était impuissante au vu de l'ivresse qu'elle avait, mais qu'une aide imprévue était venu empêcher le désastre : son vieil ami d'enfance qu'elle n'avait pas vu depuis six ans, Valin, qui s'était interposé et avait dissuadé le militaire de poursuivre. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Il devait être dans un autre bataillon militaire. Il l'avait raccompagnée à son appartement, vu qu'elle n'était pas en état de rentrer seule, sans lui poser de questions, et l'avait aidée à se mettre au lit sans jamais lui causer de mal, avant de repartir une fois certain qu'elle s'était endormie quand il n'était plus là le matin venu... et elle s'était réveillée avec une gueule de bois "grandiose".

Il lui avait fallut près d'un an pour réussir à se remettre des faits. Bénéficiant d'une maigre pension militaire le temps qu'elle se remette des faits, elle tourna en rond pendant des mois, refusant net la demande de son père de revenir au domaine familial et de se réintégrer dans la filière des hautes administrations ou du droit à l'instar de sa mère. Enfin, se remettre était un grand mot, disons se recomposer suffisamment. À force de ruminer sur les faits, elle se souvint à la fois de la surpuissance de ces créatures aux capacités surhumaines et des "boîtes de conserves" comme elle surnommait auparavant les Sentinelles, les seules pourtant à être en mesure de les remettre à leur place. Elle avait gardé des nouvelles des autres "Gueules Cassées" pour savoir ce qu'ils feraient : Han et Tanya comptaient bien réintégrer les rangs de l'armée une fois remis, Garm pensait pour sa part revenir à la vie civile pour se reconvertir comme instructeur à l'Académie de la CorSec, tandis que Reid, encore lourdement blessé, avait préféré renouer avec ses anciennes études de programmeur et ingénieur. Elle se trouvait donc à la croisée des chemins : regagner la vie civile et suivre les recommandations de son père ? Regagner les rangs des sniper d'élite des forces corelliennes, malgré le choc ? Le choix fut vite fait, cependant, quand l'officer de l'académie militaire où elle avait été formée vint la trouver pour connaître ses intentions de carrière au bout d'un an : il la trouva assise à côté du petit bureau de son appartement, en train de constituer un dossier de candidature pour le Programme Sentinelle.


° CODAGE PAR DITA | EPICODE °

_________________

Couleur RP : #16B84E - Présentation - Dossier militaire - Sphère relationnelle - Rapports
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Feuille de personnage
Alignement: Neutre-Lumineux
Âge: 32 ans
Armes: Sentinelle
Aurodium [Sentinelle]

Aurodium [Sentinelle]
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 38
Date d'inscription : 19/11/2016
Localisation : Corellia, à la base ou sur le terrain
MessageSujet: Re: Samariana Jolcyon Sam 4 Fév - 13:20

Histoire


Candidate au Programme Sentinelle (+991 ABY)

Mais là encore, tout ne fut pas aisé. Elle dut batailler pour obtenir les cinq recommandations demandées, malgré son mérite et ses bons états de service et notamment celles de son superviseur académique et du responsable de son ancienne division. Et pourtant, malgré les avis contraires de certaines personnes, elle compléta le long dossier et le fit parvenir au quartier général du Programme Sentinelle. Après plusieurs longs jours d'attente, elle fut rappelée pour répondre à un formulaire spécifique, puis pour un entretien audiovisuel à distance et enfin pour une entrevue sur place puisque son dossier avait été retenu pour les pré-sélections.

Revêtant des affaires civiles pour mieux se mêler à la foule des candidats qui attendaient leur rendez-vous, elle n'adressa que peu la parole et tâcha d'ignorer certains regards insistants par rapport à sa silhouette ou les cicatrices défigurant le côté gauche de son visage. Elle fut par la suite appelée à rejoindre l'un des bureaux de rendez-vous, lorsque son numéro de dossier fut affiché sur la console. Alors qu'elle se dirigeait vers le bureau indiqué, on l'arrêta et on la réorienta vers un bureau plus éloigné, une femme en uniforme d'un certain âge lançant une discussion informelle avec elle une fois dans le bureau, en apparence tout du moins. Celle-ci hocha de la tête tout en l'écoutant, avant que la porte ne coulisse de nouveau et de sourire à une personne derrière elle. Surprise, elle se retint de justesse de sursauter et tourna la tête avant de se redresser et d'esquisser un salut militaire en règle : un homme de la cinquantaine passée, le crane dégarni, l'observait de ses yeux sombres tout en avançant avec son hoverchair jusqu'au bureau, qui avait du être plutôt grand dans sa jeunesse. Elle connaissait au moins de nom cette haute personnalité de l'état-major corellien : Xavier Wolf, célèbre pilote de Sentinelle d'Artillerie Lourde retiré du service actif... et Directeur actuel du Programme Sentinelle. Sous ses yeux médusés, la vieille dame frôla la main de l'homme en un geste affectueux avant de se retirer sans un mot.

L'homme ouvrit sur son ordinateur son dossier, qu'il relut en silence sans la perdre des yeux, l'observant en silence. Il vérifia avec elle la validité des informations indiquées dessus, lui demandant aussi de s'introduire comme elle le ferait dans un entretien d'embauche, de parler d'elle, de son passé militaire, de ses études académiques. Samariana fut surprise par l'expérience, le charisme et l'aura d'autorité que dégageait cet individu malgré son état amoindri sur le plan de la mobilité, qui lui inspira très tôt du respect, et elle accéda à ses différentes requêtes d'informations. Il l'éprouva, la confrontant à ses origines de haute famille comme pour tester la force de son engagement et le sérieux de sa candidature, mais elle lui tint tête avec la force de son caractère et une répartie respectueuse militairement bien que ferme. Puis, juste en fin d'un entretien très éprouvant pour la militaire, il l'interrogea sur la question qu'elle n'attendait pas : l'assaut mystérieux subi un an plus tôt, en +990 ABY. Il lui réitéra la question qu'on lui avait posée tant de fois et sous tant de formulations : était-elle certaine que c'était des personnes aux capacités méta-humaines qui étaient responsables du carnage engendré, malgré le peu de crédit accordé par les spécialistes de l'état major et par les diplomates halosiens ? Sa voix fut ferme et sans hésitation alors qu'elle le fixa droit dans les yeux de son regard vert : oui, elle était certaine de ce qu'elle et ses compagnons avaient vu de leurs propres yeux et oui, c'étaient des méta-humains qui avaient été impliqués.

Sa franchise et la droiture de sa parole sembla plaire et convaincre le dirigeant du Programme Sentinelle, car elle crût entrevoir une esquisse de sourire sur ses traits neutres et professionnels. Toutefois, rien ne fut sûr au vu de la sèche neutralité cordiale avec laquelle il la congédia, et elle s'apprêtait à ce qu'on lui demande de repartir quand la même femme que plus tôt l'arrêta et consulta le papier qui lui avait été donné par le dirigeant : une approbation du Directeur pour être soumise à la deuxième étape du processus final de recrutement, les tests physiques, psychologiques et mentaux, sous condition de suivi régulier. Honnêtement, elle n'avait jamais pu cerner celui qui deviendrait son supérieur.

Les tests furent à la hauteur de leur réputation : au moins tout aussi difficiles que ceux de l'entrée dans la section d'élite des snipers des forces corelliennes, si ce n'est plus exigeants et plus retors encore. On ne les épargna sur rien, avec des questionnaires, des entrevues psychologiques, des épreuves physiques et des mises-en-situation pour la tester sur tout et notamment les failles indiquées sur son dossier, Sam s'étonna d'ailleurs de l'attention particulière qui était apportée aux volets psychologiques et cérébraux des épreuves. Visiblement, son expérience de terrain, son appartenance à un corps d'élite et ses compétences avaient été retenues pour lui donner une chance, on était en +991 ABY.

Elle remarqua qu'ils étaient bien moins nombreux de son groupe dans le couloir d'attente pour la troisième étape du processus, dont on leur exposa les grandes lignes au cours d'une brève communication dans une salle de conférence : la greffe d'un implant neural. On leur dévoila ainsi un aspect bien moins connu du fonctionnement d'une Sentinelle, à savoir la nécessaire collaboration entre le "Pilote" - humain ou non - de la "Sentinelle" et une Intelligence Artificielle dotée de sa personnalité et de ses aptitudes en adéquation avec leur profil. On ne leur cacha les fortes probabilités de rejet de la greffe, et auquel du remerciement et de l'exclusion du candidat du programme, pas plus que les risques d'effets secondaires plus ou moins graves potentiels. Elle fronça des sourcils : avoir une "autre colocataire" dans son cerveau ? L'idée n'était pas très réjouissante, à première vue, mais là encore ça dépendait d'avec quel "colocataire" on se retrouvait, comme pour le logement d'étudiants en somme. Avec un trait d'humour, elle songea qu'elle ne souffrirait pas de solitude au moins. Bien que quelques uns se retirèrent du processus, rebutés par la perspective, elle demeura assise à sa place parmi ceux qui acceptaient de tenter leur chance, les bras croisés sur son haut et le regard empli de détermination. Si elle voulait avoir la possibilité de protéger Corellia et de botter le cul des métahumains, elle devait en passer par là, et puis après tout, pourquoi ne pas tenter le coup ? Le côté un peu explorateur de son sang corellien était ravi de tenter une expérience inédite.

Fort heureusement, tout se passa bien dans son cas : il n'y eu aucun rejet, et aucun effet secondaire néfaste sur sa santé physique comme psychologique, même si naturellement comme tous les candidats ayant réussi, elle serait gardée en observation les premiers temps. À vrai dire, elle ne sentait pas vraiment la différence pour le moment, en dehors d'un léger mal de tête passager et tout à fait supportable... et tout à fait normal, selon les médecins du Programme.

Elle eut la surprise de retrouver lors de la pause repas ce cher Valin, qui vint gaiement et fièrement s'asseoir à sa table en face d'elle, tous deux ne s'attendant clairement pas à trouver l'autre au sein des candidats au Programme. Ils échangèrent quelques nouvelles et amabilités sur leur parcours respectif, renouant une vieille amitié malgré leurs carrières propres. Il lui raconta ses déboires avec l'autorité militaire corellienne, une histoire de superviseur vraiment très imbus de lui-même et stupide, qui lui avait valu son exclusion de l'armée et de commencer une carrière de contrebandier en collaboration avec une Navigatrice. Carrière qui avait récemment été terminée suite un assaut virulent entre la Lune Noire et les Sentinelles, où ils auraient été pris en sandwich entre les deux fronts et où ses talents toutefois de pilotage, quoique téméraire, avaient été repérés par l'Aurodium en charge de l'opération. Et en échange d'un effacement de ses activités quelque peu illégales pour certaines commissions, il avait été "fortement encouragé" à rejoindre les candidats au Programme. Enfin, toute une histoire rocambolesque qui arracha un sourcil haussé de la part de la rousse aux cheveux courts, mais elle lui accorda le bénéfice du doute. Il avait à vrai dire déjà passé peu avant la quatrième et dernière étape du recrutement du Programme Sentinelle : la synchronisation avec une Intelligence Artificielle parmi celles qui n'avaient plus de pilote - trépassé au combat, le plus souvent ou de complications - ou celles qui n'en avaient toujours pas. Son cas était un peu particulier en ce qu'apparement, sa psyché était suffisamment proche de celle de l'un de ses oncles qui avait participé au Programme - et qui en était mort au combat - pour que l'I.A de ce dernier, une prénommée GALATÉA, puisse être compatible avec lui alors qu'elle avait refusé d'autres candidats. Bref, une histoire rocambolesque mais avérée "à la Valin", des mots de Samariana elle-même.

Quoiqu'il en soit, son tour arriva et en se dirigeant vers la salle elle remarqua le mauvais regard d'un officier qui avait été condescendant à son égard et qu'elle avait remis fermement mais calmement à sa place, et elle crut surprendre une ombre de noir sourire du coin de l'oeil après qu'il eut parlé avec un des médecins et programmeurs. Ça ne présageait rien de bon, mais elle ne se laissa pas effrayer pour autant et avança dans la salle médicale. Elle se dévêtit pour revêtir des habits médicaux appropriés et s'installa sur le lit d'hôpital, les laissant calmement installer les perfusions, l'électrocardiogramme, et enfin l'espèce de casque qui devait servir d'encéphalogramme, bien qu'étrange. On lui demanda si elle était prête, avec une pointe d'inquiétude qu'elle choisit de ne pas relever et approuva d'un geste bref de la tête. La vague de douleur fut vive, très soudaine comme une lame de fond, comme si son cerveau prenait feu avant de refluer comme la marée alors que la vague d'obscurité submergeait sa vision et la fit sombrer dans l'océan de son inconscience.



[Inconscience de Samariana]


Elle se "redressa" en grommelant quelque peu, avant de se dresser sur ses pieds et d'observer ses environs. De l'obscurité à perte de vue, avant que l'image de la salle d'opération n'apparaisse furtivement, alors qu'elle était revêtue non plus de la tenue d'hôpital mais de son ancien uniforme militaire des forces corelliennes. Était-elle en train de perdre l'esprit ? Un léger son de pas tapant quelque peu contre une surface attira son attention, et ses yeux verts découvrirent avec surprise une personne assise sur la chaise délaissée en réalité : une petite fille à qui elle aurait donné huit à dix ans au vu de son apparence, le visage ovale et chérubin de l'enfance, un petit pansement recouvrant sa joue gauche. Ses vêtements correspondaient peu ou proue à ceux revêtus par les jeunes corelliennes de l'école primaire, avec une coupe plutôt masculine, tandis que des cheveux bruns sombres avaient été réunis en une queue-de-cheval haute qui ne laissait échapper que de rares mèches pour encadrer son visage, et une frange courte mais épaisse qui ne se scindait qu'au milieu de son front. Toutefois, ses yeux était d'un bleu trop limpide pour être naturels, et portaient une vigilance et une intelligence trop fines et perçantes pour être humaines. Samariana fit rapidement le rapprochement, et sut à qui elle avait affaire : l'une des mystérieuses Intelligences Artificielles.

Avec un sourire chaleureux et assuré, elle la salua et lui demanda son nom, qu'une voix claire et trompeusement juvénile et un brin méfiante lui apporta : Alicia. Quand elle voulut se présente, "l'enfant" l'interrompit avec un brin d'impatience en répondant à sa place, déclarant avec une moue presque boudeuse qu'elle le savait déjà. Son comportement surprit mais amusa aussi la corellienne, qui ne se laissa pas débouter pour autant. S'ensuivit un échange de questions-réponses assez vif, enfin échange c'était plutôt la jeune I.A qui lui posait des questions à l'instar d'un debriefing de mission, qui semblait aussi l'observer avec la même grande attention qu'elle ne l'écoutait comme pour mieux la jauger et la juger. C'était assez déconcertant de se sentir "aussi transparente" face à un être qui avait l'apparence d'un enfant, mais Sam se prêta volontiers au jeu. La petite I.A. semblait vouloir la tester dans son attitude avec une subtilité remarquablement fine malgré son apparence candide et directe, mais il lui sembla que l'expression de cette ALICIA se détendit quelque peu après qu'elle lui révéla en toute franchise qu'elle s'était effectivement confrontée aux décisions de son père et s'était rebellée pour suivre sa propre voie, elle sembla agréablement surprise d'ailleurs et son visage s'éclaira quelque peu. Le côté "rebelle" sembla plaire à la petite I.A, malgré le fait qu'elle soit une militaire plutôt disciplinée tant que les ordres ne contrevenaient pas à ses principes et ses valeurs. Quand cette ALICIA releva qu'elle voudrait seulement lui dicter sa conduite et ses actions, Sam l'interrompit avec calme pour lui dire très franchement que ce n'était pas le genre de partenariat qu'elle recherchait avec elle. La corellienne lui révéla très directement qu'elle cherchait davantage une collaboration au sens propre du terme, sur un pied d'égalité, d'égale à égale, et tâcha de lui faire comprendre qu'elle ne comptait pas lui dicter ce qu'elle devrait faire, dire ou de lui donner directement des ordres. Elle vit l'expression de la "petite fille" s'éclairer lentement au fur et à mesure de leur étrange "entretien", ses yeux perçants voire hostiles et méfiants s'adoucissant pour devenir plutôt pétillants et ses traits au départ farouches et réservés se détendirent jusqu'à finir par refléter une immense curiosité et de l'entrain, beaucoup d'enthousiasme à revendre quand elles parlèrent de ses anciennes missions sur le terrain, tandis que la chrysalide introvertie se brisa pour laisser voir une entité très extravertie qui, loin de la lasser, attendrit et amusa l'ancienne sergent. Quand elle fut brusquement happée dans l'obscurité environnante, la dernière chose qu'il lui fut donnée de voir fut le sourire rayonnant et quelque peu mutin de l'avatar de l'IA.


[Retour dans la réalité]


Ainsi fut sa première et décisive "rencontre" et "communication" avec ALICIA, et à la grande surprise des spécialistes présents dans la salle elle se reprit connaissance, sans que ses signaux vitaux et cérébraux ne montre d'irrégularités apparemment. Une batterie d'examens complémentaires fut menée sans qu'elle n'en comprenne la pertinence ou la raison, mais elle démontra qu'elle avait gardé toute sa lucidité et ne présentait aucun effet secondaire néfaste symptomatique d'un rejet du candidat pilote par l'Intelligence Artificielle. Bien qu'incertaine du succès de l'expérience et de ce qu'elle avait vécu, elle eut bientôt sa réponse quand une voix claire et espiègle s'adressa à elle en lui affirmant qu'elle avait vraiment pris tout son temps. L'expérience était pour le moins déstabilisante pour la militaire, notamment quand vint le temps de se familiariser avec les fonctionnalités de l'implant neural entraînée par les consignes d'ALICIA trop heureuse de montrer ce qu'elle était capable de faire. Avoir une banque de données ou un accès direct à l'holonet ou à un communicateur interne par le biais d'ALICIA n'était pas ce qu'aurait pu envisager Sam auparavant. Quoique la cohabitation se passa plutôt bien, et les perpétuelles remarques et commentaires incessants d'ALICIA animaient au moins son quotidien !


Sentinelle ~ Iron Bird (+991 à +1000 ABY ans)

Elle retrouva Valin parmi les très rares qui avaient été reçus dans le Programme comme nouvelles recrues par rapport au nombre de candidats au départ de la procédure. C'était un nouveau départ bienvenu pour l'ancienne sniper d'élite des Forces Corelliennes, une nouvelle équipe et communauté auxquelles s'intégrer. Ils reçurent tout d'abord une formation théorique intensive pour comprendre le fonctionnement des fabuleuses machines qu'étaient les Sentinelles, leur architecture commune et les points les plus importants de leur anatomie métallique, puis elle fut comme les autres instruite aux commandes du pilotage et fonctionnalités intérieures des machines standards d'entrainement assignées aux nouvelles recrues pour leurs premiers déplacements et jusqu'à leur évaluation de synchronisation en situation de combat. Très peu personnalisées et très généralistes, elle put toutefois se faire la main sur les commandes et la coopération avec la pétillante mais quelque fois imprévisible et enfantine ALICIA.

Les années qui suivirent s'écoulèrent si vite qu'elle n'eut pas beaucoup le temps de s'étonner du silence et du manque de réaction contestataire de son père vis à vis de sa candidature et son acceptation au Programme Sentinelle malgré le massacre de +990 ABY. Elle créa la surprise quand son taux de synchronisation initial avec ALICIA fut estimé puis confirmé être de 80% de base, ce pourquoi elle en plus de son expérience militaire précédente elle fut comme quelques rares autres dont Valin assignée directement au rang de Durite, sans passer par l'échelon inférieur d'Electrum. Son profil de combat et ses préférences ayant été établies, elle put découvrir la Sentinelle à laquelle elle serait assignée pour le restant de ses jours : la "petite", légère mais agile Sentinelle Iron Bird, sertie de l'élément de personnalisation qu'elle avait sélectionné, à savoir un élément de propulsion ailée renforcé. La couche de songsteel la rendait ainsi un peu plus résistante aux tirs sur l'élément qu'un simple jet-pack, et Samariana fut ravie de voir qu'avec une ALICIA de bonne humeur, la maniabilité de la machine était à la hauteur de ses attentes et de ses besoins au combat. Malgré la peinture quelque trop peu discrète à son goût - elle n'avait pas eu son mot à dire hélas quant au choix de l'ingénieur et du designer à ce propos - elle découvrit au fil des missions et des années les fonctionnalités de la Sentinelle parmi ceux de la division à laquelle elle avait été assignée : DIS ou Distance, dans la sous-division SNP ou Sniper, choix qui lui convenait tout à fait pour ne pas perdre ses acquis et ses expériences au sein des Forces Corelliennes. Elle apprécia notamment la présence annexe de deux blasters lourds "Sentinelle", toujours pratique en cas d'assaillant trop proche, et du module d'invisibilité qui la masquerait des radars bien qu'il ne supprimerait pas les effets liés à la "masse" de son engin.

De Durite elle passa au rang de Codoran puis de Berylium en l'espace de neuf ans, puisant grandement dans sa capacité d'adaptation, sa rapidité d'apprentissage et ses expériences tactiques révisées de terrain. Au cours de ces années aussi, elle fut très tôt mise en équipe avec Valin et sa Sentinelle Bloody Blade... un nom "charmant" qui ne manqua pas de lui arracher un haussement de sourcil dubitatif et l'expression gestuelle de sa lassitude. Apparemment, le "big boss" et les Aurodium avaient jugé qu'ils feraient une paire efficace pour couvrir autant la longue portée que la courte portée, avec une Sentinelle DIS-SNP et une Sentinelle COR-RAP... et qu'elle serait aussi l'une des rares à pouvoir supporter et rattraper les manoeuvres téméraires du corellien en cas de pépin. Elle n'en était pas aussi convaincue qu'eux de la pertinence de ce choix d'équipe, mais Valin au contraire sembla enchanté par la perspective, enthousiaste comme elle l'avait toujours connu.

Avec le recul des ans, la désormais récemment promue Aurodium responsable de la division DIS devait reconnaître que quand Kellen ne faisait pas trop sa tête brûlée, ils faisaient une paire plutôt efficace d'intervention. En outre, les "effets secondaires" d'une synchronisation maximale - à savoir, 90% voire 95% dans les situation les plus précaires - respectifs des deux pilotes s'équilibraient alors que la situation habituelle s'inversait : ALICIA la rendait beaucoup plus implacable à avoir la main lourde sur la gâchette , amenuisant ses hésitations, aiguisant sa volonté de vaincre et son plaisir du combat... mais la rendait autrement plus téméraire. À l'inverse, GALATÉA rendant Valin beaucoup plus calme, concentré et méthodique, mais parfois trop hésitant sur certaines décisions par des préoccupations stratégiques. Tout était une question d'équilibre, apparement.

À l'aube du premier millénaire après la Bataille de Yavin IV, Samariana ou "Sam" pour les Sentinelles n'avait aucun regret concernant son choix et son changement de carrière radical et périlleux. À bord de l'Iron Bird, elle peut réaliser son devoir de protection avec Corellia et amener un prestige au moins militaire sur sa famille, même si son père s'était davantage résigné par dépit qu'il n'avait accepté son choix. Au Quartier Général, elle doit désormais assurer aux côtés d'Erich Leath, le Berylium qui était l'un de ses deux seconds et supervisait les SNP qu'elle dirigeait avant sa promotion, les déploiements tactiques et la gestion stratégique des unités de la Division DIS ou Distance, tout en donnant des leçons à des recrues ou "bleus" souvent trop intrépides et sûrs d'eux. Elle doit aussi faire des rapports et rendre des comptes aux deux autres Aurodiums, Marek pour les SPT Support et Valin pour les COR ou Corps à Corps, afin de coordonner leurs actions... sans oublier les interventions parfois très techniques sur le terrain pour repousser les ennemis des terres corelliennes en tandem avec Valin et GALATÉA, sans oublier l'indispensable coopération et amitié d'ALICIA, qui égaye la routine de son quotidien... avec des remarques quelques fois un petit peu délicates ! Une chose est sûre : elle mourrait peut-être de manière prématurée mais certainement pas d'ennui ou de vieillesse dans son lit !


° CODAGE PAR DITA | EPICODE °

_________________

Couleur RP : #16B84E - Présentation - Dossier militaire - Sphère relationnelle - Rapports
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Samariana Jolcyon
Revenir en haut Aller en bas
Samariana Jolcyon
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star Wars Fracturae :: Base de données :: Identification :: Registre des Fiches Évaluées :: Fiches Validées-
Sauter vers: